Bangladesh

Chiffres clés

Superficie:
143 998 km²

Population:
156 600 000

Réfugiés:
32 000

Contexte

Dans une perspective historique, le Bangladesh était considéré comme une nation à majorité musulmane où les personnes pratiquaient une forme pacifique et tolérante de l’islam. Toutefois, les récents événements ont dépeint une image très différente de ce pays. Au cours des 18 derniers mois, 48 meurtres ont été perpétrés, 28 revendiqués par des groupes reliés à Al-Qaïda ou Daech (État islamique). Les personnes visées comprennent des blogueurs qui défendent la laïcité et la liberté d’expression, des libres penseurs revendiquant le droit de ne professer aucune religion, et des professeurs d’université. Des prêtres hindous et bouddhistes, des membres du clergé chrétien et des laïcs, ont aussi été ciblés, parce qu’ils appartenaient à des minorités religieuses du pays. Ainsi en est-il des musulmans convertis au christianisme et des musulmans chiites. La liste est longue et, malgré les promesses du Premier ministre Sheikh Hasina que les tueries « ne resteront pas impunies [1]», il y a une profonde inquiétude dans le pays.

« Au départ, nous avions l’habitude de considérer ces attaques comme des incidents isolés, mais maintenant elles sont devenues un sujet de grave préoccupation, » a déclaré le secrétaire de l’Association chrétienne du Bangladesh le 9 juin 2016[2]. Et le Secrétaire Général du Conseil de l’unité des chrétiens, des hindous et des bouddhistes du Bangladesh a déclaré : « Des communautés entières sont terrifiées et se sentent très fragiles. Nous ne voyons aucune intervention des partis politiques pour trouver des solutions à ces problèmes. » [3]


 

Démographie religieuse

Avec 156 millions de citoyens, le Bangladesh est l’un des pays les plus densément peuplés du monde (avec 1 100 habitants au kilomètre carré). Selon le recensement de 2011, les musulmans sunnites représentent près de 90 % de la population – faisant du Bangladesh le troisième pays musulman le plus peuplé du monde après l’Indonésie et le Pakistan – tandis que la principale minorité, les hindous, est un peu plus de 9 % (entre 9,1 et 9,5 % en fonction de différentes sources d’information). Le 1 % restant se compose de chrétiens (dont les catholiques majoritaires) et de bouddhistes. Certains groupes numériquement plus faibles vivent aussi au Bangladesh, avec environ 100 000 membres chacun, tels que les ahmadis et les musulmans chiites. Certains groupes échappent aux statistiques, notamment les rohingyas, une minorité musulmane du Myanmar. Environ 32 000 d’entre eux sont officiellement enregistrés en tant que réfugiés, mais le nombre réel dans la région sud-est de Cox’s Bazar est estimé entre 200 000 et 500 000[4].


 

Pays laïc ou nation islamique?

 Le 28 mars 2016, la Haute Cour de justice du Bangladesh a confirmé le statut de l’islam comme religion d’État[5]. Ce faisant, les juges ont réglé un vieux débat constitutionnel. Leur décision a été rendue en réponse à une requête déposée devant la Haute Cour de justice en 1988. À l’époque, une douzaine de personnalités éminentes avaient mis en doute la légitimité de l’amendement constitutionnel qui avait fait de l’islam la religion d’État. Ces personnalités éminentes ont finalement abandonné leur poursuite, en estimant que les juges leur seraient défavorables. Leur argument était le suivant : la reconnaissance de l’islam comme religion d’État est en contradiction avec le principe de la laïcité de l’État. L’article 2A de la Constitution, qui stipule que la « religion d’État de la République est l’islam », contredit l’article 12, qui défend « la laïcité et la liberté de religion » en interdisant à l’État d’accorder quelque favoritisme à n’importe quelle religion[6]. Dans son intégralité, l’article 2A énonce l’ordonnance suivante : « La religion d’État de la République est l’islam, mais l’État doit assurer l’égalité de statut et l’égalité des droits pour les observances de l’hindouisme, du bouddhisme, du christianisme et des autres religions. [7]»

Les juges se sont donc retrouvés devant un enjeu lourd de conséquences, à savoir statuer sur la place de l’islam au sein de la société bangladaise. À l’heure actuelle, tandis que le pays est déchiré par des tensions religieuses et la montée d’un mouvement islamiste, les juges ont prononcé un jugement en faveur de la place prééminente de l’islam dans la charte constitutionnelle.

Pourtant, tout au long de son histoire, le Bangladesh, qui a proclamé son indépendance en 1971, s’est heurté à la question de savoir comment définir son identité. Le Bangladesh est-il un pays laïc ou une nation islamique? L’islam sunnite occupe certainement une place prépondérante dans un Bangladesh fier de ses traditions tolérantes et modérées. En 1972, le Bangladesh a adopté une Constitution fondée sur une identité linguistique et laïque, et c’est seulement en 1988 que le régime militaire, dirigé par le dictateur Hussein Muhammad Ershad, a décidé de la modifier pour faire de l’islam la religion d’État. Depuis lors, un mouvement politique et intellectuel puissant a cherché à rétablir le principe historique de la laïcité nationale. Jusqu’à présent, leurs efforts ont été vains.

Ce conflit sur l’identité s’est cristallisé en deux camps idéologiques opposés : les « laïcs » versus les « islamistes». « Les relations entre religion et État sont centrales dans l’histoire de la partition de l’Inde et du Pakistan en 1947, mais aussi dans l’histoire du projet de la nation bangladaise depuis sa création en 1971, » a déclaré Samuel Berthet, historien à l’Université de Shiv Nadar en Inde[8]. En effet, le Bangladesh était à l’origine le Pakistan oriental, avant qu’il ne se soit détaché de la partie occidentale en 1971 pendant une guerre de libération extrêmement violente. Les pertes humaines causées par la guerre pour l’indépendance varient de 300 000 à 3 000 000, selon différentes sources. La milice pro-Pakistan, en défendant une conception islamique de la nation, a essayé d’écraser les sécessionnistes.

« Au moment de la création du Bangladesh, la référence à la religion était ainsi associée à la tutelle pakistanaise, alors que la laïcité était associée au projet de nation bangladaise,» a déclaré Berthet. Ce dernier a ajouté : pour les partisans du Bangladesh dans son projet originel, l’abandon de la référence à une religion d’État reste primordial. Cette revendication est devenue synonyme de garantie pour la liberté d’expression, mais aussi pour la liberté de pratiquer sa religion, quelle qu’elle soit.[9]

En 2011, il y eu des appels à rétablir le principe de laïcité, mais la Ligue Awami, alors au pouvoir, n’a pas osé changer le statut constitutionnel de l’islam. Dirigé par le Premier ministre Sheikh Hasina, le parti de centre gauche avait peur de perdre une partie de son électorat musulman. Par ailleurs, la Ligue Awami faisait face à Begum Khaleda Zia, chef de l’opposition et du Parti nationaliste du Bangladesh (PNB), qui est allié au puissant parti islamiste Jamaat-e-Islami.


 

Incidents : flambée de violence islamiste au sein de la société

La décision de la Haute Cour de justice a été une source de tension et de violence. Malheureusement, à la fois le gouvernement au pouvoir et les Bangladais ordinaires semblent incapables de prévenir l’escalade des attaques religieuses.

En 2012, les islamistes ont commencé à attaquer de jeunes militants pro-démocrates et en faveur des droits humains, qu’ils accusaient d’être des « athées ». L’année suivante, de nombreux intellectuels ont été menacés et certains ont été tués. En 2015, cinq blogueurs libéraux et un éditeur ont été assassinés. Chaque fois, le scénario était plus ou moins le même : des hommes à motocyclettes poignardent des gens sans défense. Ces blogueurs et éditeurs tués en 2015 faisaient partie d’un petit mouvement de jeunes et d’intellectuels bangladais qui continuent à écrire « contre l’extrémisme et l’obscurantisme du pays », en particulier à critiquer l’intolérance religieuse d’une nation dont les institutions sont officiellement laïques. Depuis l’assassinat en février 2013 d’Ahmed Rajeeb (Rajib) Haider, un blogueur et architecte égorgé[10] à l’âge de 30 ans, ces jeunes intellectuels sont devenus la cible des groupes islamistes, y compris du Jamaat-e-Islami. Pendant ces deux dernières années, les tribunaux ont condamné à mort un grand nombre de dirigeants du Jamaat-e-Islami pour leur implication dans les massacres perpétrés lors de la lutte du pays pour l’indépendance en 1971. Pour leur part, les cercles islamistes exigent l’exécution de tous les blogueurs athées et la mise en œuvre de la législation anti-blasphème. Les autorités ont réagi à ces pressions en compliquant les activités des blogueurs, et en forçant leurs hébergeurs Web à effacer des centaines de messages considérés comme diffamatoires pour l’islam et Mahomet.

Les blogueurs ne sont pas les seuls à être ciblés. Les extrémistes se sont également acharnés contre les minorités religieuses, en attaquant les membres des communautés ahmadie, chiite, hindoue, bouddhiste et chrétienne. Ils ont également assassiné des homosexuels et des étrangers : Cesare Tavella, un italien engagé dans le travail de développement, a été tué le 28 septembre 2015 à Dhaka[11], et Hoshi Kunio, du Japon, a été abattu le 3 octobre 2015 à Rangpur District[12]. En seulement 18 mois, pas moins de 48 personnes ont été assassinées. Al-Qaïda ou Daech (État islamique) a revendiqué la responsabilité de 28 de ces assassinats. Pourtant, les autorités bangladaises ont systématiquement nié ces allégations, insinuant plutôt que le terrorisme islamiste international ne s’est pas enraciné au Bangladesh. Au lieu de reconnaître l’existence du terrorisme islamiste international au Bangladesh, elles ont plutôt accusé des groupes islamistes locaux comme Jamaat-ul-Mujahideen. Pour le gouvernement du Bangladesh, ce groupe – qui a eu six de ses principaux dirigeants pendus en 2007 et dont les membres sont régulièrement tués dans des fusillades avec la police – est la principale menace pour la sécurité intérieure du pays[13].

Le rythme des meurtres est en train de s’accélérer. Le 10 juin 2016, un employé d’un temple hindou a été abattu à la machette[14]. Le dimanche précédent, le 5 juin 2016, un épicier catholique a connu le même sort[15]. Le même jour, dans une autre région du pays, la femme d’un officier de police, connu pour avoir arrêté des militants islamistes, a été tuée, exécutée par un commando devant son fils âgé de 6 ans[16].

L’assassinat de l’épicier catholique a eu lieu à Bonpara, un village du district de Natore, à environ 170 km au nord-ouest de la capitale Dhaka. Lieu d’accueil de l’une des plus anciennes communautés chrétiennes du pays, la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes est située dans le diocèse de Rajshahi. Avec environ 4 000 membres, elle est connue pour sa statue de Notre-Dame-de-Lourdes mesurant 10 mètres de haut. Après la messe, Sunil Gomes, 72 ans, revenait à sa petite épicerie, quand il a été attaqué par plusieurs hommes non identifiés qui l’ont tué à la machette. Il est mort instantanément. Plus tard, Daesh (État islamique) a revendiqué la responsabilité de cet assassinat. Selon la famille de Sunil Gomes, ce dernier n’avait pas d’ennemis. Il a travaillé comme jardinier à l’église pendant des années. Un de ses frères, le père Proshanto Gomes, prêtre dans le diocèse voisin de Dinajpur, témoigne : « C’était un homme innocent, simple et pieux ». « Nous ne savons pas pourquoi il a été assassiné comme ça. Nous vivons dans la peur », a déclaré sa fille aînée Sopna Gomes à UCANews[17].

Dans un pays où les chrétiens représentent moins de 1 % de la population, cet assassinat s’ajoute à une liste toujours croissante. Le 22 mars 2016, Hossain Ali, un musulman converti au christianisme, a été égorgé par trois hommes. Encore une fois, Daech a revendiqué la responsabilité, affirmant que cet assassinat « était une leçon pour les autres [18]». Le 18 novembre 2015, un missionnaire catholique italien, le père Piero Parolari, 64 ans, a été blessé par balle à Dinajpur, dans le nord[19]. Le 5 octobre 2015, un pasteur protestant, Luc Sarkar, a été poignardé et grièvement blessé[20], apparemment par des militants du Jamaat-ul-Mujahideen. Pendant ce temps, de nombreux prêtres catholiques, des pasteurs protestants, des membres des ONG et des organisations caritatives chrétiennes ont reçu des menaces de mort. D’autres minorités religieuses ont également été prises pour cible. Début juin, un marchand hindou et un médecin bouddhiste ont été abattus à la machette. Plus tôt, en octobre 2015, une attaque à la grenade a fait un mort et plusieurs blessés lors d’un rassemblement chiite à Huseni Dalan, un important sanctuaire chiite situé dans le Vieux Dhaka[21]. Le 5 décembre 2015, 10 personnes ont été blessées lorsqu’une bombe a explosé au Temple hindou Kantajew, à Dinajpur District[22]. Le 21 février 2016, une personne a été tuée dans une autre attaque contre un temple hindou dans le nord du Bangladesh : le prêtre desservant ce temple a été égorgé et deux autres personnes ont été grièvement blessées[23]. Enfin, le 14 mars de cette année, Abdur Razzak, un sunnite devenu prédicateur chiite, a été poignardé à mort en Kaliganj, dans le sud-ouest du pays[24].


 

Perspectives pour la liberté religieuse

Selon Mgr Nicephorus D’ Cruze, évêque catholique de Sylhet et président de la Commission pour le dialogue interreligieux de la Conférence des évêques catholiques du Bangladesh, les récentes attaques contre les minorités religieuses sont la conséquence indirecte de statut constitutionnel spécial de l’islam. « Quand un État accepte officiellement une religion d’État, alors il érige des barricades contre l’harmonie communale, car il reconnaît la suprématie d’une religion particulière et rend les autres religions inférieures, » a déclaré l’évêque à UCANews [25]. « Nous espérons et nous demandons que toutes les religions au Bangladesh soient mises sur un pied d’égalité en termes de statut et de respect, » at-il ajouté. Les dirigeants communautaires hindous sont d’accord avec une telle déclaration. « En tant que religion d’État, l’islam exerce de la pression psychologique sur les minorités et les rend vulnérables aux abus et à l’exploitation, » a déclaré Govinda Chadra Pramanik, secrétaire de la Bangladesh National Hindu Grande Alliance[26].

Après une longue période de silence, les autorités gouvernementales ont finalement réagi à cette flambée de violence. Le 11 juin 2016, la police a lancé une campagne de répression s’échelonnant sur quatre jours : plus de 11 600 personnes ont été arrêtées, dont 166 islamistes présumés[27]. Cependant, la question reste à savoir si la réaction de la police sera suffisante pour arrêter la récente vague de meurtres contre des membres des minorités religieuses et des intellectuels laïques. Pour Mgr Gervas Rozario de Rajshahi, président de la Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques catholiques du Bangladesh, des arrestations massives et soudaines ne seront pas suffisantes pour prévenir l’augmentation des actes terroristes dans le pays. Sur les 12 000 personnes arrêtées, les médias locaux ont indiqué que plus de 2 000 appartiennent au Parti nationaliste du Bangladesh, le principal parti d’opposition. « Le gouvernement pourrait avoir un programme différent, y compris l’affaiblissement étendu des partis d’opposition, parce que cette répression n’est pas un moyen efficace pour éradiquer le militantisme, » a déclaré Mgr Rozario[28]. Pour l’évêque, plutôt que de procéder à des arrestations massives, les autorités devraient employer les services de renseignement et de la force de police spéciale pour lutter contre le terrorisme et protéger les minorités. La police, a noté l’évêque, est généralement beaucoup moins portée à procéder à des arrestations, lorsque les membres des minorités sont la cible d’actions violentes.

A Dhaka, Rosaline Costa dirige la branche locale de l’ONG Hotline Human Rights Trust. Elle estime que ces arrestations sont inefficaces parce que les vrais extrémistes se cachent, en particulier dans les madrasas, à savoir les écoles coraniques. « La police évite généralement des lieux de culte comme les madrasas qui sont un terrain fertile pour le militantisme et les militants y prennent refuge. Les policiers ne peuvent pas freiner le militantisme à moins qu’ils ne débusquent les tanières des militants comme les madrasas » a-t-elle déclaré[29]. Il y a, cependant, une note positive dans cette sombre description de la situation. Le 18 juin, la Jamaiatul Ulema (le Conseil des oulémas) a émis une fatwa dénonçant le terrorisme et les activités militantes au nom de l’islam. Le terrorisme est « contraire à l’islam » et il est « un crime contre l’humanité, » a-t-on déclaré dans la fatwa. Intitulée « Édit de paix pour le bien-être de l’humanité », la fatwa a été appuyée par environ 100 000 dirigeants, clercs et savants musulmans[30]. « Le monde est en proie à une interprétation erronée du militantisme par le biais de l’islam, » a déclaré Maolana Fariduddin Masoud, un chef religieux respecté, le 17 juin 2016. « Afin d’éradiquer le terrorisme, nous avons besoin d’un éveil de conscience. » Par conséquent, « nous allons organiser des séminaires dans les mosquées à travers tout le pays. » Cependant, « le gouvernement et les médias doivent soutenir nos efforts, [31]» a-t-il ajouté. Selon Nirmol Rozario, secrétaire général de l’Association chrétienne du Bangladesh, la fatwa est « un geste positif » [32]. Pour Theophil Nokrek, secrétaire de la Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques catholiques du Bangladesh, « il est bon de voir que les clercs islamiques réitèrent … [que] torturer et tuer au nom de la religion ne sont pas compatibles avec l’islam. » [33]

 

 


[1] Radio Vatican, “Bangladesh: le Premier ministre promet de protéger les minorités,”, 9 juin 2016 http://fr.radiovaticana.va/news/2016/06/09/bangladesh__le_premier_ministre_promet_de_prot%C3%A9ger_les_minorit%C3%A9s/1236063

[2] Radio Vatican, op. cit.; Nouvel Âge, « Homme chrétien battu à mort », 6 juin 2016 http://newagebd.net/233929/christian-man-hacked-to-death/

[3] Radio Vatican, ibid; Fides, « Tueries ciblées des minorités religieuses : besoin urgent de justice », 9 juin 2016 http://www.fides.org/en/news/60192-.ASIA_BANGLADESH_Targeted_killings_of_religious_minorities_Justice_is_urgently_needed#.V2iTBrgrLIU

[4] Médecins sans frontières 2010, « Bangladesh : la répression violente alimente la crise humanitaire des réfugiés Rohingya non reconnus », http://www.doctorswithoutborders.org/news-stories/special-report/bangladesh-violent-crackdown-fuels-humanitarian-crisis-unrecognized

[5] Aljazeera, « Un tribunal du Bangladesh maintient l’islam comme religion d’Etat », 28 mars 2016 http://www.aljazeera.com/news/2016/03/bangladesh-court-upholds-islam-religion-state-160328112919301.html.

[6] L’article 12 de la Constitution de la République populaire du Bangladesh : « La laïcité et la liberté de religion. Art. 12 : Le principe de laïcité doit être réalisé par l’élimination du (a) communalisme (décentralisation des pouvoirs) sous toutes ses formes ; (b) l’octroi par l’État du statut politique en faveur de n’importe quelle religion; (c) l’abus de la religion à des fins politiques ; (d) toute discrimination ou persécution contre des personnes pratiquant une religion particulière. »

[7] L’article 2A de la Constitution de la République populaire du Bangladesh : «La religion d’État de la République est l’islam, mais l’État doit veiller à l’égalité de statut et l’égalité des droits dans la pratique de l’hindouisme, du bouddhisme, du christianisme et des autres religions. »

[8] Églises d’Asie, « La Cour suprême examine le statut de l’islam dans la Constitution,» 17 mars 2016 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud/bangladesh/2016-03-17-la-cour-supreme-examine-le-statut-de-l2019islam-dans-la-constitution/

[9] Ibid.

[10] Églises d’Asie, « Affrontements meurtriers entre les islamistes réclamant une loi anti-blasphème et leurs opposants,» 8 avril 2013 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud/bangladesh/2013-04-08-affrontements-meurtriers-entre-les-islamistes-qui-reclament-une-loi-anti-blaspheme-et-leurs-opposants

[11] New York Times, « Daech (Etat islamique) revendique le meurtre d’un travailleur humanitaire italien au Bangladesh,» 29 septembre 2015 http://www.nytimes.com/2015/09/30/world/asia/-isis-bangladesh-cesare-tavella.html?_r=0

[12] The Japan Times, Daesh (Etat islamique) revendique le meurtre d’un japonais au Bangladesh,» 4 octobre 2015 http://www.japantimes.co.jp/news/2015/10/04/national/islamic-state-claims-responsibility-killing-japanese-man-bangladesh/#.V2BDLhIhFvA

[13] CTC – Combating Terrorism Center, « Jamaatul Mujahidin au Bangladesh : affaibli mais pas détruit,» 30 novembre 2011 https://www.ctc.usma.edu/posts/jamaatul-mujahidin-bangladesh-weakened-but-not-destroyed

[14] The Hindu, « Employé d’un ashram hindou battu à mort au Bangladesh, » 11 juin 2016 http://www.thehindu.com/news/international/hindu-ashram-worker-hacked-to-death-in-bangladesh/article8713685.ece

[15] Églises d’Asie, “La minorité chrétienne à nouveau ciblée par l’assassinat à l’arme blanche d’un catholique,” 6 juin 2016 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud/bangladesh/2016-06-06-la-minorite-chretienne-a-nouveau-ciblee-par-l2019assassinat-a-l2019arme-blanche-d2019un-catholique

[16] Reuters, « L’épouse d’un policier bangladais luttant contre le terrorisme, poignardée et fusillée à mort, » 5 juin 2016 http://www.reuters.com/article/us-bangladesh-violence-idUSKCN0YR06B

[17] UCAnews, « Catholique battu à mort au Bangladesh, » 6 juin 2016 http://www.ucanews.com/news/catholic-hacked-to-death-in-bangladesh/76240

[18] Églises d’Asie, « ‘Une leçon pour les autres’: l’État islamique revendique l’assassinat d’un musulman converti au christianisme,» 23 mars 2016 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud/bangladesh/2016-03-23-ab-une-lecon-pour-les-autres-bb-l2019etat-islamique-revendique-l2019assassinat-d2019un-musulman-converti-au-christianisme

[19] Églises d’Asie, « Un missionnaire italien grièvement blessé par un commando armé, » 18 novembre 2015 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud/bangladesh/2015-11-18-un-missionnaire-italien-grievement-blesse-par-un-commando-arme

[20] UCAnews, « Un pasteur protestant rescapé d’une tentative de meurtre au Bangladesh, » 6 octobre 2015 http://www.ucanews.com/news/protestant-pastor-escapes-murder-attempt-in-bangladesh/74390

[21] Dhaka Tribune, « Une attaque à la bombe pendant un rassemblement chiite fait  “Bomb attack on Shia gathering kills 1,  mort et presque 60 blessés, » 24 octobre 2015 http://www.dhakatribune.com/crime/2015/oct/24/3-crude-bombs-injures-50-city

[22] The Hindu, « 10 personnes blessées dans une attaque contre un temple au Bangladesh, » 6 décembre 2015 http://www.thehindu.com/todays-paper/tp-international/10-injured-in-bomb-attack-on-bangladesh-temple/article7953297.ece 

[23] The Hindu, « L’Etat islamique revendique le meurtre d’un important prêtre hindou au Bangladesh,» 22 février 2016 http://www.thehindu.com/news/international/is-claims-murder-of-top-hindu-priest-in-bangladesh/article8267725.ece 

[24] Ibid

[25] UCAnews, “Un important tribunal du Bangladesh examine l’islam comme religion d’Etat, » 1er mars 2016  http://www.ucanews.com/news/top-bangladesh-court-reviews-islam-as-state-religion/75360

[26] Ibid

[27] AFP,  « Des experts en droits de l’homme dénoncent fortement les arrestations massives tandis que le Bangladesh est à la recherche des meurtriers, » 17 juin 2016 http://en.rfi.fr/wire/20160617-rights-experts-slam-mass-arrests-bangladesh-hunts-killers

[28] UCAnews, « Un évêque et des militants critiquent des tendances anti-militantes au Bangladesh, » 14 juin 2016 http://www.ucanews.com/news/bishop-activists-critical-of-anti-militancy-drive-in-bangladesh/76312

[29] Ibid.

[30] The Indian Express, « Plus d’un milliers d’ecclésiastiques bangladais émettent une fatwa contre l’extrémisme, » 18 juin 2016 http://indianexpress.com/article/world/world-news/over-1-lakh-bangladesh-clerics-issue-fatwa-against-extremism-2861497/

[31] UCAnews, « Des chrétiens bangladais appuient une fatwa contre l’extrémisme, » 17 juin 2016  http://www.ucanews.com/news/bangladeshi-christians-back-fatwa-against-terrorism/76343

[32] Ibid

[33] UCAnews, « Des chrétiens bangladais appuient une fatwa contre l’extrémisme, » 17 juin 2016  http://www.ucanews.com/news/bangladeshi-christians-back-fatwa-against-terrorism/76343

 

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