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Guide d’utilisation du Rapport 2016

 

Méthodologie et définitions

Le présent Rapport est publié tous les deux ans par l’AED (Aide à l’Église en Détresse), œuvre catholique internationale de bienfaisance. La période en question s’étend de juin 2014 à juin 2016. Le rapport décrit le degré de liberté religieuse dans 196 pays du monde et couvre tous les groupes religieux, sans se limiter aux chrétiens.

Les fiches de chaque pays ont été rédigées par 24 journalistes, universitaires et auteurs indépendants, basés pour la plupart dans la zone traitée. Les sources des textes sont indiquées dans le Rapport sous forme de notes de bas de page et sont issues d’un large éventail de publication reconnues.

Chaque fiche se décompose en trois parties :

– La situation juridique et constitutionnelle de la liberté religieuse.
– La description des incidents de persécution religieuse.
– Les perspectives pour la liberté religieuse. On a demandé aux auteurs de juger si, dans la période 2014-2016, la situation de la liberté religieuse s’était améliorée, détériorée ou était restée la même et d’offrir des prévisions à court terme dans ce domaine. L’AED reconnaît un élément inévitable de subjectivité à cet égard.

La carte de l’intolérance religieuse

L’AED a classé chaque pays en trois catégories, en fonction des faits présentés dans le texte – persécution, discrimination et « non classé » – selon le niveau de violation de la liberté religieuse.

Le niveau le plus bas, celui de « non classé », comprend différents degrés d’intolérance, de minime à manifeste. A ce niveau, les actions ou messages négatifs peuvent toujours être poursuivis en justice, contrairement aux deux niveaux suivants.

La catégorie suivante, « discrimination », implique en général une institutionnalisation de l’intolérance, effectuée par l’État ou ses représentants.

La troisième catégorie, « persécution », implique des groupes terroristes qui exterminent ou chassent un groupe religieux. L’État peut être lui-même une victime (comme par exemple au Nigeria ). Dans cette catégorie, les violations de la liberté religieuse sont les plus graves.

Les membres du Comité de rédaction qui ont appliqué ce classement se sont reportés à une liste de caractéristiques couvrant une trentaine de critères.

Les textes ont fait l’objet de vastes recoupements. Trois éditeurs internationaux ont revu chaque texte avec son auteur spécifique. Puis, dix membres du Comité de rédaction, de six pays différents, les ont validés.

Sources des données

Les statistiques fournies proviennent de différentes sources choisies en fonction de leur crédibilité et de leur fiabilité.

Population :
Les sources de données les plus courantes pour les statistiques démographiques sont la Banque mondiale et les Nations Unies. Cependant, pour certains pays, les statistiques de base, telles que celles sur le nombre d’habitants, se fondent sur une estimation plutôt que sur les recensements, soit que ceux-ci fassent entièrement défaut, soit que leurs résultats ne soient pas fiables du point de vue scientifique.

Appartenance religieuse :
La composition religieuse des différents pays est l’aspect le plus complexe et le plus difficile à vérifier. Pour certains pays, il existe des études scientifiques crédibles. Pour d’autres, il faut se fier aux chiffres des sources locales, qui ne sont pas toujours vérifiables.
Devant la nécessité de faire un choix, nous avons décidé d’utiliser les données de l’Arda, Association of Religion Data Archives. Dans d’autres cas, nous avons utilisé des estimations de spécialistes qui nous ont paru suffisamment fiables.