Guinée Bissau

Chiffres clés


Association of Religion Data Archives (ARDA)
CIA, The World Factbook 2016, estimation de juillet 2015

Superficie :
36 125 km2

Population :
1 726 170

Contexte

Située en Afrique de l’Ouest, la République de Guinée-Bissau est un pays de grande diversité religieuse. Cette diversité se reflète aussi dans la composition ethnique de la population.

 

Liberté de religion en théorie et en pratique

Selon l’article 6 de la Constitution, la Guinée-Bissau est un pays strictement laïc. L’article 4 interdit ainsi aux partis politiques de s’identifier spécifiquement à une Église, un groupe religieux, une doctrine ou une forme de culte. Le droit fondamental à la liberté religieuse est inscrit en droit et il est dans la pratique protégé par le gouvernement. Les groupes religieux sont tenus d’obtenir une licence, et on ne signale pas de refus de demandes[1].

Conformément au caractère strictement laïc de cette ancienne colonie portugaise, il n’y a pas d’enseignement religieux dans les écoles publiques. Toutefois, les communautés religieuses sont autorisées à l’offrir de leur propre initiative, sans ingérence de l’État, à condition que l’enseignement ne contrevienne pas à la loi. Au cours de dernières décennies, en dépit d’une situation politique instable et de la pauvreté persistante dans le pays, on signale peu de tensions à caractère religieux.

 

Incidents

On ne signale pas de changement d’envergure au cours de la période de ce rapport. Les plus grands défis du pays sont d’un autre ordre. Avec des coups d’État et des changements fréquents de gouvernement, l’instabilité politique et l’insécurité règnent. En outre, le trafic de drogue en provenance de l’Amérique latine est un problème crucial[2].

Même si la liberté religieuse est juridiquement protégée, la religion chrétienne doit faire face à plusieurs défis. Lorsque les évêques catholiques du pays ont rejoint leurs collègues du Sénégal, de la Mauritanie et du Cap-Vert pour une réunion ad limina à Rome le 10 novembre 2014, le pape François leur a dit que la foi catholique dans certains pays d’Afrique est menacée « de multiples manières, que ce soit par les propositions religieuses plus faciles et attrayantes sur le plan moral qui surgissent de toutes parts, ou par le phénomène de sécularisation[3] ». Le pape a recommandé que les Églises locales répondent à ces défis en offrant aux laïcs « une solide formation doctrinale et spirituelle, et un soutien constant ». Il les a aussi mis en garde d’éviter « que la foi se trouve marginalisée dans la vie publique ». Le pape a également insisté sur la nécessité pour les séminaristes de recevoir une formation intensive afin qu’ils puissent mener à bien le dialogue interreligieux dans la vie de tous les jours.

Perspectives pour la liberté religieuse

Il reste à voir si et dans quelle mesure la propagation du fondamentalisme islamique djihadiste en Afrique de l’Ouest, déjà responsable d’un nombre croissant d’attaques dans la région, aura un impact sur les relations entre les religions en Guinée Bissau.

 


[1] U.S. Department of State, International Religious Freedom Report for 2014 (Rapport sur la liberté religieuse dans le monde pour 2014).

[2] BBC Country profile Guinea-Bissau, http://www.bbc.com/news/world-africa-13443186

[3] http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/november/documents/papa-francesco_20141110_ad-limina-africa.html

 

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