Guyana

Chiffres clés


http://www.bbc.com/news/world-latin-america-19546909, (consulté le 3 mai 2016)

Superficie :
214 969 km²

Population :
758 000

Chrétiens :
Catholiques : 8 %
Pentecôtistes : 17 %
Anglicans : 7 %
Adventistes : 5 %
Autres : 18 %

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

La Constitution stipule que le Guyana est un État laïc (article 1). Les libertés individuelles comprennent, entre autres, la liberté de conscience, d’expression, de réunion et d’association, sans distinction de croyance sous réserve de respect des droits d’autrui et de l’intérêt public (articles 40 et 149). Personne ne peut se voir refuser le droit de jouir de la liberté de conscience, qui inclut la liberté de changer de religion ou de conviction, de manifester et de propager sa religion ou conviction, soit en public ou en privé, individuellement ou collectivement. Personne ne peut être contraint de prêter un serment contraire à sa religion ou conviction, ou d’une manière contraire à sa religion. L’article 140 reconnaît le droit à l’objection de conscience au service militaire.

Les communautés religieuses ne peuvent pas se voir refuser le droit d’offrir une instruction religieuse à leurs membres. Aucune personne fréquentant une école ne peut être contrainte de recevoir une instruction religieuse, ou prendre part à une cérémonie religieuse autre que la sienne. La Commission des relations ethniques est chargée, entre autres, d’encourager et de générer le respect pour les diversités religieuses, culturelles et autres au sein d’une société plurielle (article 212D) [1].

Les groupes religieux et confessionnels doivent se faire enregistrer et fournir des informations sur leurs lieux de culte. Une fois que les lieux de culte sont officiellement reconnus par le Ministère de l’Intérieur comme des organisations à but non lucratif, ils sont autorisés à participer à des activités de financement.

Les missionnaires étrangers ont besoin d’obtenir une autorisation du Ministère des Affaires étrangères. Les groupes religieux étrangers doivent aussi obtenir une autorisation du conseil de village local. L’éducation religieuse n’est pas obligatoire. La plupart des écoles religieuses sont anglicanes ou méthodistes. Les droits des parents ont préséance en matière d’éducation de leurs enfants.

La loi punit le blasphème jusqu’à un an de prison. Le gouvernement a été critiqué pour avoir tenté de dissuader les groupes religieux de parler sur des questions sociales, en particulier quand ils prennent une position critique contre les actions du gouvernement ou de la police[2]. Les groupes religieux disent qu’ils continuent à ressentir les effets indésirables après que le gouvernement a pris en charge l’administration de quelque 600 écoles privées et des hôpitaux en 1976, dont beaucoup étaient dirigés par des organisations religieuses. Le gouvernement paie un loyer annuel à des groupes religieux, que certains considèrent comme une forme de contrôle qui devrait être arrêtée[3].

 

Incidents

 Dans une interview en juillet 2014, le secrétaire de l’Église évangélique luthérienne au Guyana a déclaré que la pénurie de pasteurs à plein temps était un défi pour annoncer l’Évangile et pour garder les jeunes dans l’Église[4]. En novembre 2014, l’Église catholique a publié une déclaration en réponse à la suspension des activités du Parlement par le président du Guyana le 10 novembre 2014. Dans ce document, l’Église a appelé les gens à examiner leurs propres croyances, et leur pratique de la foi dans la vie quotidienne, de manière à leur permettre de faire face à l’intimidation et à la corruption[5]. À l’heure actuelle, l’Église catholique est influente dans la vie publique et elle travaille sur la résolution des conflits sociaux dans sa sphère d’influence.

 

Perspectives pour la liberté religieuse

Bien que le Guyana ait un taux de criminalité élevé, aucun incident violent à connotation religieuse évidente n’a été signalé. La raison réside dans la diversité ethnique du pays. Au sujet de la liberté religieuse, compte tenu de l’absence de cas d’intolérance ou de discrimination, on peut en déduire que les perspectives sont bonnes. De temps en temps, des déclarations racistes ont été faites, mais celles-ci ont été largement rejetées par tous les groupes sociaux[6]. Selon certains rapports, des plaintes ont été déposées contre le gouvernement qui a essayé de dissuader et de contrôler certains groupes religieux impliqués dans les problèmes sociaux du pays. Le grand défi du Guyana, dans les prochaines années, sera de renforcer une réelle autonomie des groupes religieux, en différenciant leurs buts et objectifs de ceux des autres organisations non-religieuses, non gouvernementales impliquées dans les questions sociales conflictuelles.

 


[1] http://www.thearda.com/internationalData/countries/Country_102_6.asp (consulté le 8 mars 2016)

[2] http://www.state.gov/documents/organization/238762.pdf (consulté le 8 mars 2016)

[3] http://www.state.gov/documents/organization/238762.pdf (consulté le 8 mars 2016

[4] https://americalatinacaribe.lutheranworld.org/es/content/secretario-de-la-iglesia-de-guyana-goolsarran-reflexiona-sobre-la-reforma-desaf%C3%ADos-que-la (consulté le 8 mars 2016)

[5] https://es.globalvoices.org/2014/12/04/el-presidente-de-guyana-suspende-al-parlamento-para-evitar-una-mocion-de-censura/ (consulté le 8 mars 2016)

[6] https://www.osac.gov/pages/ContentReportDetails.aspx?cid=16951  (consulté le 8 mars 2016)

 

 

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