Lituanie

Chiffres clés

Superficie :
65 300 km2

Population :
3 320 000

Autres :
Orthodoxes russes
Vieux croyants
Luthériens
Évangéliques réformistes
Juifs
Musulmans
Catholiques grecs
Karaïtes


Contexte

En Lituanie, chaque citoyen a la liberté de choisir sa religion et de la professer seul ou avec d’autres, de se livrer à un culte religieux et d’assister à des services religieux. Selon la Constitution, il n’y a pas de religion d’État. La loi définit les groupes religieux comme des communautés religieuses. Les regroupements d’au moins deux communautés religieuses sous une direction commune sont appelés associations religieuses. Les organes supérieurs des associations religieuses sont définis comme des centres religieux.

La loi énumère neuf groupes religieux « traditionnels » : catholiques romains, grecs catholiques, évangéliques luthériens, évangéliques réformés, orthodoxes russes, vieux-croyants, juifs, musulmans sunnites et karaïtes. Les groupes religieux qui peuvent démontrer qu’ils sont présents dans le pays depuis au moins 300 ans sont reconnus par le gouvernement comme « traditionnels ». Ces groupes religieux peuvent célébrer des mariages reconnus par l’État, créer des écoles mixtes publiques/privées, offrir un enseignement religieux dans les écoles publiques, et recevoir des subventions gouvernementales annuelles. Les plus hauts dignitaires de chaque groupe peuvent demander un passeport diplomatique, et le clergé et les étudiants en théologie sont exemptés du service militaire. Chaque groupe peut aussi nommer des aumôniers militaires. L’État offre aux chefs religieux et aux membres d’ordres monastiques un minimum de prestations sociales et d’assurance maladie. Les groupes religieux traditionnels ne sont pas tenus de cotiser l’assurance sociale et l’assurance maladie pour le clergé et les membres des ordres monastiques qui travaillent dans les monastères. Les communautés qui ne sont pas inscrites auprès des autorités n’ont pas de statut ou de privilèges juridiques. Toutefois, la Constitution leur permet de pratiquer leur culte et de chercher de nouveaux membres.

La Constitution stipule que la liberté de professer et de propager ses croyances religieuses peut être limitée afin de protéger la santé, la sécurité, l’ordre public ou les libertés et les droits fondamentaux d’autrui. Bien qu’il n’ait jamais imposé la loi martiale ou l’état d’urgence, le gouvernement pourrait le faire et restreindre temporairement la libre expression des croyances religieuses. Le Code pénal interdit toute discrimination basée sur la religion et prévoit jusqu’à deux ans de prison en cas de violation. Le code punit toute interférence dans les cérémonies religieuses des groupes religieux « traditionnels » par l’emprisonnement ou un service communautaire. Il pénalise aussi l’incitation à la haine religieuse par une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans. Il est illégal d’utiliser les enseignements religieux des Églises et d’autres groupes religieux, de leurs activités religieuses, et leurs maisons de prière, à des fins contraires à la Constitution ou la loi.

Le 23 septembre 2014, le Parlement lituanien (Seimas) a adopté une loi autorisant l’abattage rituel casher et halal. La nouvelle loi a pris effet en janvier 2015 et permet l’exportation de viande vers les pays majoritairement musulmans et vers Israël. Les dirigeants de la communauté juive ont salué la nouvelle loi. Le mufti sunnite, Romas Jakubauskas, a également exprimé publiquement son soutien à la loi. Le gouvernement a continué à s’attaquer à l’antisémitisme et à travailler activement sur les problèmes hérités de la Shoah. Il a soutenu des projets éducatifs, culturels, scientifiques et religieux juifs. En collaboration avec la société civile, il a travaillé à promouvoir l’enseignement de la Shoah et la tolérance dans les écoles.

 

Incidents

Des messages antisémites sont apparus en ligne. Le 10 juillet 2014, des vandales ont renversé sept monuments dans le cimetière juif Kupiškis de Vilnius. Cinq jours plus tard, 40 autres monuments ont été vandalisés au cimetière juif de Kaunas[1].

En août 2015, un débat a eu lieu au Parlement lituanien sur l’interdiction de la burqa. Les partisans de l’interdiction ont cité la France, qui l’a interdit en 2011. Pour le gouvernement, la réglementation de la question vestimentaire est liée à la volonté de la population réfugiée musulmane de s’intégrer dans la société lituanienne[2].

Un rapport de Freedom House en 2015 sur l’état de la liberté dans la société lituanienne conclut que la liberté religieuse est garantie par la loi, situation largement confirmée dans la pratique. Il souligne cependant que certains groupes traditionnels ont des privilèges[3].


[1] http://www.state.gov/j/drl/rls/irf/religiousfreedom/index.htm?year=2014&dlid=238402#wrapper

[2] http://famagusta-gazette.com/lithuania-debates-whether-to-ban-burqas-p29165-69.htm

[3] https://freedomhouse.org/report/freedom-world/2015/lithuania

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