Nigeria

Chiffres clés


Association of Religion Data Archives, données de 2010

Superficie :
923 768 km²

Population :
181 562 056

Contexte

Le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique – avec plus de 180 millions de personnes – est toujours en proie à l’agitation. Le groupe terroriste islamiste Boko Haram (littéralement « l’éducation occidentale est un péché ») a une fois encore intensifié et multiplié ses attaques contre la population civile pendant la période en revue. Entre-temps, les pays voisins dans le nord-est du Nigéria, le Niger, le Tchad et le Cameroun, sont de plus en plus menacés. À présent, le président Mohammad Buhari a tenu la promesse qu’il avait faite pendant sa campagne électorale, c’est-à-dire de combattre énergiquement le terrorisme[1]. Selon l’analyste politique Remi Adekoya, « l’armée du Nigeria a poussé progressivement les djihadistes des territoires qu’ils contrôlaient auparavant, les forçant à la défensive. Cependant, il est loin d’avoir écrasé Boko Haram, qui conserve la capacité de lancer des attaques sur des cibles vulnérables.[2] » En effet, Boko Haram continue à frapper les villages et les installations pour réfugiés des deux côtés de la frontière nigériane, en commettant des vols, des viols, des meurtres et en maltraitant les enfants. L’existence d’une grande milice théocratique transfrontalière en Afrique de l’Ouest reste l’obstacle principal au développement de la région et menace la coexistence pacifique des religions qui ont traditionnellement entretenu de bonnes relations entre elles.

 

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

Le Nigeria est une République fédérale inspirée du modèle des États-Unis. Sa devise officielle est « Unité et Foi, Paix et Progrès ». L’État est dirigé par un président. Depuis mai 2015, un ancien général de l’armée, Mohammad Buhari, en est le président. En effet, Buhari, musulman, a déjà été chef de l’État, de 1983 à 1985, lorsque, à l’époque à la tête d’une junte militaire, il prit le pouvoir lors d’un coup d’État. Le vice-président est Yemi Osinbajo, membre de l’Église pentecôtiste chrétienne des rachetés de Dieu [3]. Ces affiliations religieuses reflètent le grand nombre de religions qui s’alternent sans problèmes à chaque élection présidentielle.

Comme dans de nombreux pays africains, au Nigeria il y a un vaste fossé entre ce qui est inscrit dans la Constitution et ce qui se passe dans la réalité. Les principales raisons sont :

  1. le pouvoir réel est souvent entre les mains des chefs traditionnels (Obas) qui ont le dernier mot localement ;
  2. les principautés tribales, consolidées sous la domination coloniale britannique (1860-1960), acceptent en réalité rarement les lois imposées par le gouvernement central ;
  3. les rivalités religieuses et entre partis politiques, souvent exprimées par « des règlements de vieux comptes entre clans », rendent difficiles la mise en place des dispositions politiques pratiques ;
  4. le haut niveau de corruption au sein de la classe politique, tout parti confondu, et dans certains cas, des communautés religieuses, finit par miner la notion de « bien commun ».

En ce moment, le pays se livre à un débat national pour savoir si la démocratie est vraiment la forme politique qui convient le mieux à la nation la plus peuplée d’Afrique. Il faut aussi garder à l’esprit le fait que si compliqué qu’il soit – avec manifestement une multitude de lacunes – le système nigérian a néanmoins contribué à faire en sorte que le pays, avec autant de peuples, cultures, langues et religions, est resté uni après presque 60 ans d’indépendance.

Étant donné que la religion a été une source de conflit au Nigeria pendant longtemps, on n’a pas de chiffres officiels sur l’appartenance religieuse. Les chrétiens et les musulmans représentent la majorité du pays. L’islam sunnite domine chez les musulmans, et prend la forme de différents groupes soufis, comme les tijaniyah et les qadiriyah. On retrouve aussi un nombre grandissant de salafistes (comme les groups shia et izala), ainsi qu’un petit nombre de musulmans ahmadis.

Le christianisme au Nigeria inclut les Églises catholique, protestante et pentecôtiste, anglicane, baptiste, méthodiste, presbytérienne ainsi que l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Il y a aussi des Témoins de Jéhovah, des juifs et des bahaïs [4].

Le sultan de Sokoto est le chef religieux des musulmans. Le Nigeria est membre de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI). On retrouve des groupes musulmans importants comme la Société pour le support de l’islam (Jama’atu Nasril Islam, JNI) et le Conseil nigérian suprême des affaires islamiques (NSCIA). Les chrétiens, toutes confessions confondues, sont réunis dans l’Association chrétienne du Nigeria (CAN). Le Conseil interreligieux du Nigeria (NIREC), dont les coprésidents sont les présidents du NSCIA et de la CAN, cherche à promouvoir la compréhension interconfessionnelle en dépit de la violence à caractère religieux.

À peu près 25 millions de Nigérians sont catholiques, la plus grande communauté chrétienne du pays. En 1982, le pape Jean Paul II a visité le Nigeria. Tout en étant la plus grande dénomination chrétienne du pays, l’Église catholique est minoritaire dans le nord, où la plupart des gens sont musulmans.

Il y a une forte proportion de catholiques dans les zones de peuplement Igbo dans le sud. Depuis l’introduction de la charia dans certaines parties du nord du Nigeria en 2000, le pays a connu une hausse substantielle de la persécution des chrétiens.

Depuis 2009, la violence sectaire vient particulièrement de Boko Haram dans le nord-est. La terreur islamiste ne se limite pas aux communautés chrétiennes. Même les musulmans modérés font partie des victimes, car ils refusent d’appliquer la haine islamiste contre les gens d’autres confessions. Le groupe s’est allié avec l’organisation islamiste Daech (État islamique), qui terrorise le Moyen-Orient et a établi sa base pour l’Afrique du Nord en Libye en 2015. Au moins 17 000 personnes sont mortes dans des actes de violence perpétrés par Boko Haram[5].

 

Incidents

Étant donné le grand nombre d’attaques sanglantes par Boko Haram, qui a largement, mais pas exclusivement ciblé les communautés et les institutions chrétiennes, il est presque impossible de donner un aperçu complet de ses actes de violence.

Début février, selon des témoins oculaires, des enfants ont été brûlés vifs lors d’une attaque. Les attaquants agissent souvent avec une brutalité extrême. Un peu avant, un garçon a perpétré un attentat suicide.

Mi-février 2016, dans l’État de Borno, dans l’est du Nigeria, Boko Haram a perpétré deux attaques qui ont fait une trentaine de morts. Les attaques ont visé une mosquée et un village. Pas très loin, les islamistes, les jours précédents, avaient tué six passagers à bord d’un minibus. Ces attaques montrent que Boko Haram cible de plus en plus des musulmans. Ce faisant, les terroristes suivent une stratégie sans scrupules – avec des actes de violence, ils mettent en garde les modérés de ne pas faire preuve de solidarité avec les victimes. Ceux qui ne respectent pas cette consigne risquent d’être ciblés à leur tour.

En avril, l’enlèvement par Boko Haram des 276 lycéennes à Chibok a généré un émoi, tant chez les Nigérians qu’au sein de la communauté internationale.

En mai 2016, Mgr Oliver Dashe Doeme, évêque de Maiduguri, a exprimé l’espoir de voir intensifiée la recherche des victimes de Boko Haram. « Nous devons être conscients qu’il y a encore beaucoup plus de gens entre les mains des terroristes ». Des civils ont retrouvé une des lycéennes, Amina Ali Nkek, 19 ans, dans la forêt de Sambisa, dans l’État de Borno, près de la frontière camerounaise. Ses parents ont dû identifier l’écolière traumatisée qui, d’après les médias, était avec son bébé, né en captivité. En racontant son histoire, la jeune femme a affirmé que six lycéennes étaient décédées. En tout, 219 restaient encore entre les mains des terroristes[6].

À présent, 2,5 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du Nigeria. Un rapport du père Patrick Tor Alumiki, du diocèse d’Abuja (capitale fédérale du Nigeria), décrivait la situation en février 2016. « En ce moment, dit-il, beaucoup de personnes fuient Borno. Il y a des milliers de gens ici autour de la ville d’Abuja, à la recherche d’un endroit pour dormir. L’Église tente de quelque manière de trouver de la nourriture pour ces gens, ainsi que des vêtements et des médicaments. Nous faisons de notre mieux pour les aider dans cette situation.[7] »

Plus récemment, les attaques de Boko Haram sont devenues moins fréquentes. L’organisation n’a pas attaqué les grandes villes, mais plutôt des petits villages pour piller et commettre d’autres crimes, y compris des meurtres. On attribue ce changement aux succès de la campagne militaire contre le groupe menée par le gouvernement du président Buhari.

Compte tenu de ce que l’on sait à partir de rapports comme celui du père Alumiki, il est surprenant que le président Buhari ait déclaré en décembre 2015 que Boko Haram était « techniquement » vaincu. En effet, les horribles attaques ne cessent pas, sans pour autant susciter la même attention dans la communauté internationale. On a l’impression que le monde s’est habitué au terrorisme au Nigeria. Les attaques par Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun aussi semblent susciter moins d’intérêt sur le plan international. Par exemple, en février 2015, Boko Haram a attaqué la ville de Diffa au Niger pour la première fois, mais il a été repoussé par l’armée. À présent, un grand nombre de réfugiés nigérians sont hébergés dans des camps dans la région de Diffa et de Bosso ou dans des villages du même endroit. Plus d’un an plus tard, en mai 2016, la sécurité s’est considérablement dégradée. Selon le HCR, les attentats suicides dans les centres pour réfugiés sont en hausse. Deux grands marchés ont été fermés en avril 2016 par crainte d’attentats.

À Diffa, un couvre-feu est en vigueur entre 19 h et 5 h[8]. Selon Karl Steinacker, représentant du HCR au Niger, « la situation de la sécurité dans la région de Diffa reste tendue et imprévisible. » Par ailleurs, «les habitants et les réfugiés demandent de plus en plus à être installés dans des endroits plus éloignés de la frontière, par peur que Boko Haram ne poursuive le même type d’attaques au Niger, devenues monnaie courante au Nigeria.[9] »

Entre-temps, le conflit est en train de se propager dans le sud, ainsi que dans le nord. Souvent, ce qui est encore perçu comme un conflit foncier entre fermiers sédentaires et pasteurs nomades a des motivations religieuses dans le sud-est du Nigeria. Le 25 avril 2016, une vingtaine de personnes sont mortes dans le village de Nimbus. De nombreuses attaques contre des fermiers se sont succédé le mois suivant, attribuées à des nomades peuls. On pense que ces nomades sont en train de se déplacer vers le sud à cause de la sécheresse dans le nord. On craint que des combattants de Boko Haram puissent se mêler avec eux pour étendre leur présence dans le sud[10].

Après les massacres dans le sud-est du Nigeria, le cardinal John Onaiyekan, archevêque d’Abuja, s’est plaint que certaines parties au conflit attisaient délibérément les « flammes de la discorde et de la haine ». Selon le cardinal, il était de plus en plus difficile de prêcher l’unité et l’amour à un moment où d’autres préconisaient un affrontement entre chrétiens et musulmans. Il a ajouté que le gouvernement avait la responsabilité de traduire en justice les nomades coupables de meurtre, d’enlèvement et de bande armée.[11]

Le 3 mai 2016, le groupe parlementaire du Parti populaire européen a organisé une conférence sur le fondamentalisme religieux au Parlement européen. Au cours de la conférence, on a souligné le problème des attaques par des extrémistes qui se sont déplacés vers le sud du pays, tout en montrant que les chrétiens étaient souvent ciblés. Une des conséquences à long terme de cela pourrait être l’impossibilité pour beaucoup de fermiers de cultiver leurs terres. Par ricochet, cela pourrait provoquer des pénuries alimentaires et même la famine et des migrations de masse[12].

 

Perspectives pour la liberté religieuse

Il est difficile de prédire comment la situation va évoluer pour les groupes religieux au Nigeria. D’une part, le président Buhari semble être sérieux au sujet de la lutte contre le terrorisme islamiste transfrontalier. Mais rien n’indique que Boko Haram est sur le point de renoncer au combat. La réaction de la communauté internationale à la crise nigériane sera un facteur important. Au moins, des déclarations d’intention ont été prononcées. À Abuja, à la mi-mai 2016, les représentants des États-Unis, des États membres de l’UE et les pays voisins du Nigeria ont accepté de renforcer leur appui à la lutte du Nigeria contre le terrorisme. Le Royaume-Uni a, entre autres, l’intention de financer la formation des soldats nigérians. François Hollande a annoncé que le France partagera davantage de renseignements avec les autorités nigérianes[13].

Parlant à Radio Vatican, l’analyste politique Michel Galy a expliqué que les communications de Boko Haram sont devenues de plus en plus internationales et sophistiquées. Dans certains cas, les attaques militaires des derniers mois ont réussi à affaiblir et repousser les milices, mais militairement parlant, il croit que le Nigeria est incapable de lutter contre Boko Haram et que l’armée nigériane est trop faible et souvent corrompue. Selon lui, « « l’armée nigériane n’est pas suffisamment équipée pour ce type de combat. Elle éprouve de grandes difficultés à traduire en action les déclarations d’intention du président, et cela même si le Nigeria est l’un des pays les plus riches d’Afrique sub-saharienne. Le nouveau président Mohammad Buhari n’aime pas entendre les appels en faveur d’un élargissement massif de l’aide internationale en provenance de l’Ouest et les anciennes puissances coloniales.[14] » La France n’est pas activement impliquée dans la lutte contre Boko Haram, en dépit d’une forte présence militaire dans la région, avec des bases militaires au Gabon et en République centrafricaine. Les alliances militaires africaines sont souvent empêtrées par les nationalistes. Comme l’affirme Galy, cela entrave la coopération, en particulier entre pays francophones et anglophones[15].

En dépit de toute la douleur et la perte de confiance, en particulier chez les chrétiens, mais aussi chez les musulmans modérés au cours des dernières décennies, en dépit de toutes les tentatives d’affirmer la domination musulmane par l’imposition de la charia, le Nigeria reste un pays où la coexistence des peuples et des religions a une longue et positive tradition. Même aujourd’hui, on entend les appels répétés pour la réconciliation et on voit des actes de cohabitation pacifique. Par exemple, de nombreux chefs religieux appuient publiquement la tolérance religieuse et la résolution des conflits sans se référer à la religion. En août 2014, un sommet interreligieux a eu lieu au cours duquel le cardinal catholique, John Onaiyekan, et le sultan de Sokoto, Muhammadu Sa’ad Abubakar, ont émis des invitations conjointes[16]. La volonté commune de préserver et de façonner positivement la coexistence des religions dans l’État multiethnique du Nigeria reste fermement établie dans l’esprit de nombreux dirigeants de l’Église et de l’État.


[1] http://www.bbc.com/news/world-africa-36384237

[2] http://www.theguardian.com/commentisfree/2016/mar/28/muhammadu-buhari-Nigeria-problems-boko-haram-corruption

[3] http://www.vanguardngr.com/2014/12/meet-buharis-running-mate-prof-yemi-osibajo/

[4] US State Department, Rapport 2014 sur la liberté religieuse dans le monde, 2016

[5] Munzinger Archiv 2016

[6] http://de.radiovaticana.va/news/2016/05/19/Nigeria_hoffnung_bei_suche_nach_boko-haram-geiseln/1230916

[7] Ibid.

[8] http://www.unhcr.org/cgi-bin/texis/vtx/home

[9] Ibid.

[10] http://de.radiovaticana.va/news/2016/05/11/Nigeria_boko_haram_wandert_gen_s%C3%BCden/1228991 as well as http://www.vanguardngr.com/2016/05/herdsmen-kill-royal-father-nephew-in-kaduna/

[11] http://de.radiovaticana.va/news/2016/05/11/Nigeria_boko_haram_wan-dert_gen_s%C3%BCden/1228991

[12] Document inédit. « Crises humanitaires au Nigeria : les menaces de Boko Haram). La présentation à la Conférence sur la radicalisation religieuse : le cas de Boko Haram et le terrorisme au Nigeria a été organisée par le Groupe du PPE au Parlement européen, Bruxelles, le 3 mai 2016, par le R.P. George Odafe, de l’archidiocèse de Kaduna dans le nord du Nigeria et candidat au doctorat, Université Grégorienne, Rome.

[13] http://de.radiovaticana.va/news/2016/05/16/Nigeria_%E2%80%9Ef%C3%BCr_einen_selbstmordanschlag_braucht_es_nicht_viel/1230172

[14] http://fr.radiovaticana.va/news/2016/05/14/nigeria__la_lutte_contre_boko_haram_au_c%C5%93ur_d%E2%80%99un_sommet_international/1229720

[15] Ibid.

[16] U S State Rapport 2014 sur la liberté religieuse dans le monde, 2016.

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