Slovaquie

Chiffres clés


Selon le recensement de 2011, environ 62 % de la population est constituée de catholiques romains

Superficie :
48 845 km²

Population :
5 400 000

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

La Constitution garantit la liberté de croyance et d’appartenance religieuse, ainsi que le droit de changer de foi ou d’être sans croyance. Le pays n’est relié à aucune religion en particulier et les groupes religieux sont autorisés à fonctionner indépendamment de l’ingérence du gouvernement. Afin de recevoir le statut de personne morale, pouvant ainsi exercer des fonctions religieuses, économiques et publiques, les groupes religieux sont tenus par la loi des’inscrire auprès des autorités concernées.

Pour l’inscription, un groupe religieux a besoin d’au moins 20 000 membres adultes qui sont soit des citoyens, soit des résidents permanents. Si un groupe religieux a moins de membres que le seuil requis, il peut encore s’inscrire comme une association civique, afin d’être en mesure de mener à bien certaines activités nécessitant un statut juridique.

Les membres du clergé des groupes religieux non enregistrés ne peuvent pas servir leurs membres dans les prisons ou les hôpitaux publics, et les mariages ne sont pas juridiquement valables. Par ailleurs, les groupes religieux non enregistrés ne peuvent pas établir d’écoles religieuses.

Un concordat avec le Saint-Siège a réglementé les questions juridiques entre le gouvernement slovaque et l’Église catholique.

 

Perspectives pour la liberté religieuse

La liberté religieuse est généralement respectée en Slovaquie. Le rapport de Freedom House pour 2015 remarque qu’à cause de la condition d’enregistrement pré-requise d’au moins 20 000 membres, certaines petites communautés religieuses, telle que la minorité musulmane, ne bénéficient pas de la possibilité de réclamer des prestations gouvernementales[1]. Alors que le nombre d’incidents reste très faible, une tendanceaux sentiments anti-musulmansaugmente dans la société. La Fondation islamique en Slovaquie a critiqué le Premier ministre Robert Fico pour ses déclarations post-électorales, déclarations selon lesquelles l’islam ne fait pas partie de la Slovaquie[2]. Avant cet incident, le gouvernement slovaque a fait valoir que les immigrants musulmans ne se sentent pas les bienvenus en Slovaquie en raison du manque de mosquées et d’autres institutions musulmanes. De plus, le gouvernement a souligné que pour la plupart des immigrants, la Slovaquie est juste une terre de transit vers l’Allemagne et d’autres pays et non une destination souhaitée. Il serait donc dommageable pour eux d’être soumis à un quota de l’UE en vue de demeurer en Slovaquie contre leur gré. Citant les raisons pragmatiques mentionnées ci-dessus, le gouvernement slovaque a déclaré que les réfugiés chrétiens seraient les bienvenus dans le pays, parcequ’ils seraient beaucoup mieux intégrés dans la culture chrétienne de la Slovaquie[3]. Alors que les médias internationaux ont critiqué la position du gouvernement slovaque, le mouvement a été largement soutenu par la population, qui a réélu le Premier ministre Fico en 2016. Le parti nationaliste d’extrême droite, encore plus décisif sur la question des sentiments anti-immigrés, a gagné plusieurs sièges lors des dernières élections. Les opinions restent divisées quant à savoir si l’utilisation par le Premier ministre Fico de la rhétorique antimusulmane a renforcé l’extrême droite, ou si elle a permis à son parti de gauche de limiter ses pertes de sièges au bénéfice des nationalistes[4]. Une hausse supplémentaire de la droite radicale pourrait,dans l’avenir, mettre en danger les relations interreligieuses.


[1]https://freedomhouse.org/report/freedom-world/2015/slovakia

[2]http://spectator.sme.sk/c/20173606/pm-fico-islam-has-no-place-in-slovakia.html

[3]http://www.bbc.com/news/world-europe-33986738

[4]http://religiousreader.org/slovakia-election-neo-nazi-party-gains-fourteen-seats/

Rechercher un pays

Dernières actualités