Trinité et Tobago

Chiffres clés


http://www.thearda.com/internationalData/countries/Country_224_2.asp (consulté le 7 mars 2016)
http://www.bbc.com/news/world-latin-america-20072231 (consulté le 4 mai 2016)

Superficie :
5 128 km²

Population :
1 300 000


Chrétiens :
Catholiques : 26 %
Protestants: 24,6 %
Adventistes du septième jour : 4 %
Autres : 8,8 %


Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

La Constitution interdit la discrimination fondée sur la religion et elle inclut la liberté de conscience et de croyance religieuse comme des libertés fondamentales (article 4, h). [1]

La loi interdit les actes qui favorisent l’hostilité envers un groupe, y compris les groupes religieux. Quiconque se livre au discours haineux, en particulier contre les autres, pour des motifs religieux, sera condamné à payer une amende.

Les groupes religieux sont enregistrés par le gouvernement. Ils doivent démontrer qu’ils ont été actifs durant la dernière année, et s’enregistrer comme un organisme de bienfaisance, ce qui leur permet, entre autres, de bénéficier des allégements fiscaux, de recevoir des dons et de célébrer des mariages civils. Les missionnaires appartenant à des groupes religieux enregistrés sont autorisés à entrer dans le pays.

L’éducation religieuse est autorisée dans les écoles privées et publiques, avec un horaire scolaire distinct pour n’importe quel groupe religieux, si les parents le demandent. La participation à ces cours est volontaire. La discrimination fondée sur des motifs religieux est interdite dans les critères d’admission des étudiants ou de leur présence à l’école.

Le gouvernement soutient financièrement les activités de l’Organisation inter-religieuse (OIR) qui représente la plupart des grands groupes religieux. Il y a aussi un financement direct pour les organisations religieuses, principalement les églises chrétiennes. Les écoles publiques et religieuses reçoivent des subventions de l’État.

Les représentants du gouvernement participent régulièrement aux cérémonies religieuses et aux festivals des différentes confessions[2].

 

Incidents

En janvier 2015, le Premier ministre a pris part à un forum organisé par les Adventistes du septième jour, démontrant ainsi sa reconnaissance de l’importance des organisations religieuses et son assurance du respect et du soutien envers elles[3]. En mars 2016, une enseignante au Naparima College a été impliquée dans une controverse en raison d’un enregistrement dans lequel on l’entend parler avec ses élèves, les appelant à fusiller les athées et les homosexuels. Les autorités enquêtent sur cette affaire[4]. Compte tenu de l’arrière-plan éthique et du patrimoine africain du pays, l’Église catholique n’a qu’une influence relative sur la population, mais elle peut exercer ses activités religieuses avec une relative tranquillité.

 

Perspectives pour la liberté religieuse

Le système juridique de Trinidad-et-Tobago considère la religion comme nécessaire et positive. Les autorités sont ouvertes aux différentes confessions et elles participent aux célébrations. Toutefois, les médias internationaux ont noté un certain favoritisme du gouvernement à l’égard de certaines religions au détriment des autres[5]. Quant à la période examinée dans ce rapport (2014-2016), il y a eu des cas d’intolérance manifestée par des individus. Comparativement au rapport de 2014, la liberté religieuse est davantage menacée et elle en a donc souffert.

 


[1] http://www.thearda.com/internationalData/countries/Country_224_6.asp (consulté le 7 mars 2016).

[2] http://www.state.gov/documents/organization/238788.pdf accessed on 7 March 2016.

[3] http://www.news.gov.tt/content/prime-ministers-address-sda-rally#.Vujn1n3hBCA (consulté le 7 mars 2016).

[4] http://www.trinidadexpress.com/20160315/news/naps-8216gay-rant8217-teacher-still-at-school (consulté le 15 mars 2016).

[5] http://www.thearda.com/internationalData/countries/Country_224_3.asp (consulté le 7 mars 2016).

 

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