Turquie

Chiffres clés


Beaucoup d’alévis ne se considèrent pas comme « musulmans » tel que défini par l’orthodoxie sunnite. L’opposition politique entre eux contre l’islam politique est forte. La plupart sont républicains et kémalistes. Institut turc des statistiques,

Superficie : 769 295 km²

Population : 79 588 850

Musulmans :
Sunnites : 70,6 %
Chiites : 3 %
Alévis: 24,5 %
Autres : 0,2 %


Contexte

En 2015, 857 000 réfugiés sont arrivés en Grèce en provenance de la Turquie, et 156 000 y sont arrivés au premier semestre 2016. 90 % des réfugiés syriens en Turquie n’habitent pas dans les camps de réfugiés[1].

Personnes déplacées internes : des centaines de milliers de Kurdes ont quitté des zones de guerre durant l’été 2015.

 

Histoire

Fondée en 1923, la République turque intègre le principe de la laïcité dans sa Constitution. Toutefois, la construction de la nation turque moderne est fondée sur l’idée que le terme « turque » est égal à « musulman » [2]. Cette conception signifie que les non-musulmans, qu’ils soient chrétiens ou juifs, ne peuvent jamais être pleinement considérés comme des citoyens turcs. Dans le langage courant, ils sont appelés des « giaours », c’est-à-dire des « infidèles ». Les Églises en Turquie, qu’elles soient catholiques, orthodoxes ou protestantes, sont souvent perçues comme des institutions missionnaires. Depuis les attentats de 2003, les synagogues d’Istanbul sont sous protection spéciale. Depuis 2002, lorsque le Parti Justice et Développement (Adalet ve Kalkınma Partisi – AKP) a pris le pouvoir, la sécularisation de la société a été contestée. Le processus de distanciation d’une République « laïque » semble inévitable, mais le sens exact du terme doit être convenu. L’AKP a rétabli la place de l’islam sunnite dans la sphère publique. En fait, ce processus avait commencé en 1983, lorsque Turgut Özal a fondé un parti réformiste. L’armée a longtemps été considérée comme la gardienne de la laïcité de style turc, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. La République elle-même a été créée comme un bouclier contre l’influence de l’islam au sein de la politique turque. Paradoxalement, le retour de la religion sous le régime AKP a permis aux communautés non-musulmanes d’être mieux entendues. « Au moins, le gouvernement répond maintenant à nos lettres, » a déclaré Bartholomée II, patriarche œcuménique, dans une interview. Récemment, une loi de 2008 a permis la restitution des avoirs confisqués aux minorités pendant les sombres décennies du post-kémalisme (1940-1970). Cependant, une telle restitution demeure un processus long, difficile et coûteux.

Depuis l’été 2015, l’offensive lancée par le Président Tayyip Erdoğan contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (Partiya Karkerên Kurdistanê – PKK), très probablement pour des raisons électorales (avant les élections du 1er novembre 2015[3]), a déstabilisé le sud-est de la Turquie et a défavorisé les minorités locales (principalement les chrétiens et les yézidis). Des villages syriaques du Tur Abdin se retrouvent coincés entre le PKK et l’armée turque.

 

Cadre juridique des minorités non-musulmanes

Bien que la liberté religieuse soit respectée en Turquie, des groupes tels que les alévis, les protestants et les autres confessions se sont plaints de discrimination. Le cadre juridique de la Turquie est assez étendu, allant des lois applicables aux minorités non-musulmanes après la signature du Traité de Lausanne le 24 juillet 1923, à la Loi sur les associations et les fondations (les lois du Vakif), ainsi que la Loi de 1936 sur les actifs appartenant à des minorités, par exemple, les monuments historiques[4]. La République de Turquie est laïque et il n’y a aucune référence à l’islam dans sa Constitution. Néanmoins, bien que la conversion de l’islam à d’autres religions ne soit pas formellement interdite, elle est mal vue dans la société. La religion est indiquée sur les documents d’identité mais, cela dit, la loi permet aux personnes de s’abstenir d’indiquer leur religion, une option populaire auprès des jeunes. Ni l’armée ni l’administration du gouvernement n’ont un chrétien ou un alévi comme officier de haut rang.

 

Incidents impliquant des minorités religieuses en Turquie

Dans la perspective du droit turc, l’Église catholique, le Patriarcat œcuménique et le Patriarcat arménien en Turquie n’ont pas de statut juridique (ainsi est-il pour certaines institutions islamiques telles que les confréries). Dans les églises, les sermons sont parfois prononcés en turc, ou dans la langue d’origine des congrégations, comme le grec, l’arménien, l’italien ou le français. Les chrétiens et les juifs sont autorisés à avoir leurs propres écoles et hôpitaux, mais ces derniers sont soumis à la loi turque sur les fondations (Vakif). Pendant des années, les prélats chrétiens ont demandé qu’on accorde une personnalité juridique à leurs églises.

 

Événements survenus (fin 2015 – première moitié de 2016) :

Début 2015 : après plusieurs années de litiges durant lesquelles la Direction des Forêts et des Eaux et le Département du Trésor ont contesté le droit de propriété du monastère syriaque Mor Gabriel sur d’importantes parcelles de terre (certaines à l’intérieur du  monastère), le président Erdoğan a suspendu les procédures judiciaires. Cette suspension n’est pas la victoire de la primauté de l’État de droit, mais celle du prince exerçant ses pouvoirs.

Janvier 2016 : le Centre des études en politique publique et démocratie (CEPPD), fondé à Istanbul en 2015, a publié, pour la première fois cette année, une étude sur la perception que les Arméniens ont d’eux-mêmes au sein de la société turque. Parmi les résultats factuels les plus frappants : les Arméniens turcs sont constamment inquiets. Ils disent qu’ils ne sont pas traités comme des citoyens égaux et qu’ils sont détestés par le reste de la société. Bien qu’ils aimeraient que le « génocide » soit reconnu, ils ne le voient pas comme une priorité. L’égalité des droits et l’ouverture de la frontière avec l’Arménie sont plus importantes[5]. 28 janvier 2016 : Yusuf Akbulut, un prêtre syriaque à Diyarbakir, a été contraint de quitter l’église de la Vierge Marie, qui venait de recevoir un obus lors des combats entre l’armée turque et le PKK. Pris entre les parties belligérantes, les chrétiens sont obligés de choisir entre ces deux factions militaires. Février 2016: pendant le couvre-feu imposé par l’armée sur Azak/Idil (sud-est de la Turquie), les familles syriaques locales ont été brutalisées. Les portes de l’église de la Vierge ont été ouvertes de force. 10 février 2016 : en réponse aux critiques qui l’accusaient d’être chrétien, Selin Sayek Böke, membre du Parlement turc pour le Parti d’opposition républicain du peuple (Cumhuriyet Halk Partisi – CHP), a déclaré : « Une partie de ma famille est chrétienne et l’autre est musulmane. Ces deux familles sont des enfants de l’Anatolie, héritiers d’une riche culture… Je n’ai rien à cacher. » Il a également dit : « Nous allons gagner ce combat. Nous ne permettrons pas au pays de retomber dans l’obscurité. [6]» 12 février 2016: l’église de Sainte-Sophie à Trabzon, jusqu’à maintenant classée comme « musée », relevant ainsi de la juridiction du Ministère de la Culture, a été transférée à la Diyanet, c’est-à-dire la Direction des affaires religieuses. On peut s’attendre à ce que cette église byzantine, historiquement importante, soit transformée en une mosquée dans les prochains mois. 27 mars 2016: pendant la période de Pâques, la police a émis une alerte au sujet d’éventuelles attaques par Daech (Etat islamique) contre les églises. Une autre alerte a été émise sur les possibles provocations par les membres de l’organisation terroriste Hezbollah turque. Avril 2016 : un procès a débuté à Diyarbakir pour contester la procédure d’expropriation de plusieurs églises, à savoir une église orthodoxe syriaque, une église protestante syriaque, une église arménienne et une église chaldéenne. Depuis qu’un couvre-feu a été imposé dans la région, le gouvernement turc a saisi 6 300 parcelles de terrain à Sur, le centre historique de Diyarbakir, qui abrite ces édifices religieux historiquement importants[7].

1er avril 2016: la communauté protestante, qui manque de lieux de culte, s’est vu refuser le droit d’utiliser l’église orthodoxe historique Taşbaşı à Ordu. Des plans pour transformer l’église en un musée archéologique[8].

3 avril 2016 : le monastère grec Christos, sur l’île de Heybeliada, a été vidé parce qu’il est construit sur des terres forestières. Le Patriarcat œcuménique a exprimé ses regrets et a déclaré que des réunions sont prévues avec les responsables gouvernementaux à Ankara[9]. 8 avril 2016 : l’église de Surp Minas, dans le village abandonné de Kez près d’Erzurum, a été menacée de démolition, même si elle était classée monument historique en 2010. Si l’église est détruite, son propriétaire Sabri Ergin est prêt à enclencher des procédures judiciaires à la Cour européenne des droits de l’homme[10]. 15 avril 2015 : des Syriaques à Midyat (sud-est de la Turquie) ont commencé une grève de la faim de 100 jours afin de sensibiliser le monde à propos du « génocide de leur peuple », de même que celui des Arméniens. Ils appellent leur génocide Seyfo, « épée » en syriaque. 19 avril 2016: début du procès de l’État contre le patriarcat œcuménique afin d’annuler le titre de propriété de certaines terres rendu au patriarcat il y a quatre ans. La majorité des terres est à Göksu et l’autre à Ümit Tepesi, sur l’île de Halki. Le Département d’Etat des Forêts veut que la propriété de ces terres revienne au Trésor du gouvernement[11]. 29 avril 2016 : Laki Vingas, après deux mandats comme fonctionnaire dans les Fondations des minorités, a publié un livre intitulé Yok Hükmünde (Aucune disposition), dans lequel il se penche sur les problèmes juridiques rencontrés par les communautés minoritaires à l’ère républicaine, y compris les violations des droits de l’homme[12].  29 mai 2016 : les membres de l’Association des jeunes anatoliens nationalistes ont prié devant Sainte-Sophie à l’occasion de l’anniversaire de la conquête d’Istanbul, en exigeant qu’elle soit « reconvertie » en mosquée[13]. 31 mai 2016 : Ali Atalan, membre du Parlement turc pour le Parti démocrate pro-kurde populaire (Halkların Demokratik Partisi – HDP), a déposé une plainte contre le président Erdoğan, lui demandant de présenter ses excuses pour avoir insulté les croyants zoroastriens dans son discours à Diyarbakır, où il a décrit les rebelles kurdes comme des «athées » et des « zoroastriens » [14].

2 juin 2016 : libération de Bülent Aral, le dernier des accusés demeurés en détention pour l’assassinat de trois chrétiens – deux Turcs et un Allemand – tués à Malatya le 18 avril 2007[15]. 7 juin 2016 : après que l’Allemagne a reconnu le génocide arménien, le président Recep Tayyip Erdoğan a fermement condamné le vote des députés allemands. « Nous pouvons expulser les Arméniens qui ne possèdent pas la nationalité turque, » at-il dit, se référant à des dizaines de milliers d’Arméniens vivant en Turquie sans nationalité turque. Le Premier ministre turc Binali Yıldırım a déclaré : « C’est un vote absurde. Ces évènements ont eu lieu au cours de la Première Guerre mondiale en 1915 et ce sont des actes ordinaires de guerre vécus dans tous les pays et toutes les communautés.[16]» 8 juin 2016 : le patriarcat arménien de Turquie a critiqué la décision du Parlement allemand et a écrit une lettre au président Recep Tayyip Erdoğan, pour lui présenter des excuses. « [I]l est inacceptable qu’un parlement […] ait exprimé son opinion, même s’il n’a pas le droit de le faire. […] Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, l’utilisation, dans la politique internationale, de cette tragédie qui a traumatisé la nation arménienne provoque la tristesse et la douleur. […] Et à cause de ce vilain état d’esprit, l’ […] identité des Arméniens de Turquie est blessée.[17]» 9 juin 2016 : la Grèce a émis une protestation contre la lecture du Coran à l’intérieur de l’ancienne basilique Sainte-Sophie. Le 7 juin, Mehmet Görmez, chef de la Direction des affaires religieuses (Diyanet İşleri Başkanlığı, communément connu sous le nom de Diyanet), a effectué sa première prière du Ramadan dans cette basilique. Le ministère grec des Affaires étrangères a déclaré qu’il allait déposer une plainte auprès de l’UNESCO[18]. Le retour de Sainte-Sophie au culte musulman pourrait devenir un enjeu majeur durant les prochaines années.

13 juin 2016 : 11 députés allemands d’origine turque ont reçu des menaces de mort après avoir voté en faveur d’une résolution reconnaissant le génocide arménien de 1915. Le ministère des Affaires étrangères allemand leur a conseillé d’éviter de voyager en Turquie pour le moment parce que leur sécurité ne pouvait pas être garantie[19].

15 juin 2016 : la Fondation François d’Assise a déposé une poursuite judiciaire contre la Banque Kuveyt Türk et la Kuwait Finance House au nom des chrétiens syriaques de Syrie et d’Irak, accusant les deux institutions financières de crimes contre l’humanité pour avoir aidé le groupe Etat islamique[20].

 

Actions positives

Depuis 2005 : au cours des conférences et des expositions, on se souvient des pogroms anti-grecs de septembre 1955 à Istanbul[21].

Depuis 2010 : le 24 avril, des commémorations publiques du génocide arménien de 1915 sont tenues dans plusieurs villes turques, principalement Istanbul. L’événement attire une grande foule.

Depuis 2011, les messes sont célébrées chaque année au monastère grec orthodoxe Sumela dans les collines au-dessus de Trabzon et à l’église arménienne d’Akhtamar, sur l’île historique dans le lac de Van.

La Fondation Dink et le journal bilingue (turc et arménien) Agos sont des défenseurs indéfectibles du présent et du passé des minorités non-musulmanes de Turquie.

2014 : après que Fethiye Çetin a publié Anneannem (Ma grand-mère : un mémoire), environ 20 livres ont été publiés en Turquie par des gens qui ont redécouvert le passé chrétien de leur famille.

2014 : le journaliste turc Hasan Cemal, petit-fils de Djemal Pacha, a publié 1915 : Ermeni Soykırımı (1915 : le génocide arménien), un livre disponible en librairie. Même si le terme « génocide arménien » est toujours punissable par la loi, il n’est plus un terme tabou.

2015 : ouverture conjointe de deux départements d’études byzantines dans les grandes universités d’Istanbul.

2015 : l’école grecque sur l’île de Gökçeada/Imbros, près des Dardanelles, a rouvert ses portes. Elle a été fermée en 1964[22].

Février 2015: un ancien village syriaque dans la province de Mardin a retrouvé son nom d’origine syriaque[23].

Novembre 2015 : quatre candidats chrétiens ont été élus sous les bannières AKP, CHP et HDP.

Avril 2016 : à Muş, les travaux pour restaurer le monastère Surb Karapet ont commencé sous la surveillance de l’Association arménienne de Sason, Bitlis et Batman. Une demande a également été faite pour restaurer le cimetière arménien dans le centre-ville[24].

2016 : la communauté syriaque à Istanbul a été autorisée à ouvrir une école et à construire une église dans la ville de Yesilköy[25]. Cette autorisation est une première en Turquie depuis la fin de l’Empire ottoman. 48 enfants fréquentent l’école maternelle à côté de Mor Efrem et leur enseignement se fait en syriaque et en turc[26].

29 mai 2016 : pour la première fois en 41 ans, un mariage juif a été célébré dans la synagogue d’Edirne[27]. La synagogue a été restaurée en 2015 avec des fonds de l’État[28].

 

Les alévis

31 mai 2016 : ouverture du premier Salon du livre alévi en Turquie (20 à 25 millions de Turcs sont alévis). Environ 25 maisons d’édition ont pris part à l’événement. Les discussions ont porté sur la philosophie et la théologie alévies, l’histoire de la communauté, sa visibilité et ses revendications d’appartenance[29].

En Turquie, la communauté alévie est très importante. Elle est l’épine dorsale de la tradition républicaine du pays. Les alévis sont de farouches défenseurs de la laïcité. Ils veulent que l’État les reconnaisse comme différents de la majorité musulmane. Ils veulent que leurs lieux de culte, Cem Evi (maisons de prière), soient reconnus pour qu’ils soient exemptés de taxes, comme le sont les mosquées et les églises. Les alévis sont souvent d’origine rurale et ils sont ostracisés par les sunnites. Ils pleurent toujours le massacre de Sivas en 1993, quand une foule a mis le feu à un hôtel qui organisait un festival de poésie alévie. Erdoğan a choisi Yahuz Sultan Selim comme nom du troisième pont d’Istanbul sur le fleuve Bosphore. Pour les alévis, ce choix est une provocation, parce que Selim I, connu comme « l’implacable », est célèbre dans l’histoire ottomane pour son massacre des alévis en 1514 après sa campagne contre les safavides d’Iran.

 

Perspectives pour la liberté religieuse

Sur la base de la Constitution de 1981, la laïcité demeure un principe central qui définit la relation entre l’État turc et l’islam, ainsi que les non-musulmans. Bien que, théoriquement, ce principe offre une protection, « la laïcité de style turc » a été très coercitive vis-à-vis des non-musulmans. Le parti islamiste au pouvoir en Turquie veut ouvrir ce concept afin de « libérer » l’islam du kémalisme (les idées et les principes laïcs de Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur et le premier président de la République turque). Paradoxalement, les minorités pourraient bénéficier de cette flexibilité par une plus grande reconnaissance juridique et la protection de leurs biens. Toutefois, les non-musulmans savent aussi qu’ils peuvent être manipulés et utilisés comme vitrine exemplaire par les dirigeants actuels de la Turquie. Les non-musulmans ne demandent pas de faveurs spéciales, ils veulent juste que la primauté du droit soit maintenue.

Pourtant, il est tout à fait évident que le pays se dirige vers l’autocratie, et que cela se traduira par une régression de la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales. L’islamisation de la société turque est un fait. Pour les chrétiens, il est déjà difficile d’exprimer leur foi en public. Les églises et les synagogues sont régulièrement menacées. Déjà réduit à sa stricte expression, un avenir serein pour les chrétiens, les juifs, et même les alévis (malgré la démographie importante de ces derniers) est à peine imaginable. La discrimination ne cible pas un groupe en particulier – en fait, il n’y a pas de persécution – mais elle est ressentie par tous les Turcs qui ne sont pas du même avis que Recep Tayyip Erdoğan et son gouvernement.

 


[1] Commission européenne, Aide humanitaire et protection civile, mai 2016. http://ec.europa.eu/echo/where/europe-and-central-asia/turkey_en

[2] “« Les politiques étrangères comme un facteur déterminant dans le sort des minorités non-musulmanes en Turquie : une analyse dialectique », Études turques (2013).

[3] Interview avec Kadri Gürsel, Le Figaro, 21 février 2016.

[4] S. de Courtois, « Réflexions sur l’état présent des communautés syriaques du sud-est de la Turquie », « Territoires et conflits au Moyen-Orient et au Maghreb », Cahier du GREMAMO, n°21, Paris VII, Laboratoire Sociétés en Développement Études Transdisciplinaires, CNRS.

[5] Agos, 29 avril 2016, p. 3.

[6] Habertürk, 10 février 2016, p. 20.

[7] Agos, 15 avril 2016, p. 5.

[8] Agos, 1 avril 2016.

[9] Agos, 8 avril 2016, p. 4.

[10] Agos, 8 avril 2016, p. 4.

[11] Yeni Yüzyıl, 19 avril 2016, p. 13.

[12] Agos, 29 avril 2016, p. 7.

[13] Milliyet, 29 mai 2016, p. 13.

[14] Posta, 31 mai 2016, p. 14.

[15] Cumhuriyet, 2 juin 2016, p. 14.

[16] Zaman, 7 juin 2016, p. 9.

[17] Sabah, 8 juin 2016, p. 22; Agos, 7 juin 2016, http://www.agos.com.tr/en/article/15576/atesyan-s-letter-to-president-we-submit-our-regret-to-your-dignified-office, accessed on 21 June 2016.

[18] Hürriyet, 9 juin 2016 p. 24.

[19] Taraf, 13 juin 2016, p. 7.

[20] Cumhuriyet, 15 juin 2016, p. 6.

[21] Cengiz Aktar, ibid.

[22] Cengiz Aktar, « La mémoire revisitée en Turquie », Institut américain pour les études allemandes contemporaines, Enjeux germano-américains, n. 18, p. 23-29.

[23] Habertürk, 14 février 2015, p. 16.

[24] Agos, 20 mai 2016, p. 7.

[25] Milliyet, 11 mai 2016, p. 23.

[26] Vatan, 5 octobre 2015, p. 6.

[27] Milliyet, 29 mai 2016, p. 4.

[28] S. de Courtois, Le Figaro, 4 mai 2015.

[29] Cumhuriyet, 31 mai 2016, p. 18.

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