Allemagne

Chiffres clés

Légende :

Chrétiens : 67.5%

Agnostiques : 24%

Musulmans : 5.4%

Athées : 2.6%

Autres : 0.5%

Superficie : 357376 m2

Population : 80682000 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

La Loi fondamentale (Constitution de l’Allemagne) prévoit l’égalité devant la loi et garantit que nul ne peut être désavantagé ou favorisé en raison de sa religion ou de ses opinions religieuses.1 L’article 4 de la Loi fondamentale protège la liberté religieuse et la liberté de conscience, la liberté de professer sa foi et de pratiquer une religion, et le droit à l’objection de conscience au service militaire.2 La Loi fondamentale interdit de reconnaître une Église d’État. Les groupes religieux peuvent s’organiser librement et ne sont pas tenus de s’inscrire auprès du gouvernement. Toutefois, pour être admissibles à l’exonération fiscale, les groupes religieux doivent s’inscrire en tant qu’associations à but non lucratif.3 Les sociétés religieuses peuvent demander à s’organiser en tant que personnes morales de droit public (Körperschaften, PMDP) auxquels cas elles peuvent percevoir des impôts ecclésiastiques et désigner des aumôniers de prison, militaires et d’hôpitaux. 4 Selon la Loi fondamentale, la décision d’accorder le statut de PMDP est prise au niveau de l’État et se base sur des facteurs tels que la taille du groupe, les activités, et le respect de la législation.

On estime que 180 groupes religieux jouissent du statut de PMDP. Aucun État n’a accordé de statut de PMDP ou d’association à but non lucratif à l’Église de Scientologie. Être scientologue est également une cause de refus aux postes de la fonction publique, en raison du risque « d’infiltration sectaire ».4 Peu de groupes musulmans disposent le statut de PMDP.4 L’Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz, BfV) et certains offices d’État (Landesbehörde für Verfassungsschutz, LfV) surveillent les activités de l’Église de Scientologie, ainsi que d’un certain nombre de groupes musulmans, qu’ils soupçonnent de promouvoir des thèses extrémistes.5 En février 2017, après 24 raids menés par 450 policiers, les autorités ont fermé la mosquée Fussilet 33 à Berlin, à la suite de sa radicalisation et de ses activités de collecte de fonds au profit d’organisation terroristes. Anis Amri, auteur de l’attaque terroriste contre le marché de Noël de Berlin en décembre 2016, fréquentait souvent cette mosquée.6 En août 2016, le gouvernement de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (NRW) a suspendu les négociations sur le statut de PMDP avec quatre organisations islamiques, dont l’Union turco-islamique pour les affaires religieuses (Diyanet İşleri Türk-İslam Birliği, DITIB) et le Conseil central des musulmans en Allemagne (Zentralrat der Muslime in Deutschland, ZMD) en raison des craintes concernant les liens de la DITIB avec la Turquie.7 En 2017, le Ministre de l’Intégration du Land de NRW a annoncé que si la DITIB rompait ses liens avec la Turquie, elle pourrait se joindre à la Fédération islamique libérale (Liberal-Islamischer Bund) et d’autres organisations pour participer à l’élargissement de l’enseignement religieux musulman dans le Land.8 

La Cour constitutionnelle fédérale a statué en novembre 2017 que les interdictions générales du port du foulard pour les enseignantes des écoles publiques violaient la liberté religieuse, mais a jugé que les États pouvaient décider si les circonstances justifiaient cette interdiction. L’État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a modifié ses lois pour le permettre, alors qu’en Bavière et en Sarre, les décisions sont prises au cas par cas.  En avril 2017, le Bundestag a approuvé une interdiction partielle du voile islamique couvrant tout le visage, connu sous le nom de burka.9 Il est interdit aux fonctionnaires et aux soldats de la porter au travail, et tout le monde doit montrer son visage lors des contrôles d’identité.10

L’enseignement à domicile, y compris pour des raisons religieuses, n’est pas autorisé.11 Une famille chrétienne a porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme en 2017 (procédure encore pendante), après que les autorités lui ont provisoirement retiré la garde des enfants, et imposé des pénalités en raison de l’enseignement à domicile en 2013.12

Des cours d’instruction religieuse (ou des cours d’éthique pour ceux qui refusent l’enseignement religieux) sont disponibles dans les écoles publiques de tous les États (Länder). Les groupes religieux sont autorisés à créer des écoles privées, à condition de respecter le programme scolaire imposé par le Land.13 Les lois concernant les pratiques d’abattages rituels halals et cashers et la circoncision des garçons diffèrent d’un Land à l’autre. La loi fédérale permet aux groupes religieux de désigner des personnes formées pour circoncire les garçons de moins de six mois. La circoncision des enfants de plus de six mois doit être pratiquée de manière « médicalement professionnelle », sans douleur inutile. En 2017, les membres du parti « Alternative pour l’Allemagne » (Alternative für Deutschland, AfD) ont dénoncé un mémorial de l’Holocauste comme un « monument de la honte », et affirmé que « l’islam est une construction qui ne connaît ni ne respecte la liberté religieuse ».4 Après l’entrée de l’AFD au Bundestag pour la première fois lors des élections de septembre 2017, des groupes musulmans et des groupes juifs ont exprimé leurs craintes.14 Le 1er octobre 2017, la « loi sur l’application du réseau » (NetzDG) est entrée en vigueur. La législation exige que toute plateforme internet ayant plus de 2 millions d’utilisateurs (dont Facebook, Twitter, Google, YouTube, etc.) supprime ou bloque les « contenus clairement illégaux », notamment les discours de haine à motivation religieuse, ou s’expose à des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions d’euros.15

Incidents

Les chiffres officiels pour les crimes de haine reposant sur un préjugé anti-chrétien ou anti-musulman n’étaient pas disponibles pour 2016, car ils ont été enregistrés dans la catégorie plus large des « préjugés religieux ».16 En janvier 2017, la police a ajouté les catégories de crimes de haine anti-chrétiens et anti-musulmans.17 Office fédéral de police criminelle (Bundeskriminalamt, BKA) a rapporté 129 crimes de haine antichrétiens en 2017, dont 34 ont été violents. La majorité d’entre eux étaient motivés par une « idéologie religieuse ».18 Parmi les crimes de haine relatés dans le rapport de 2016 de l’OSCE à partir de sources externes, on recensait 40 incidents anti-chrétiens.19 En 2016, l’ONG Portes Ouvertes a publié deux enquêtes effectuées auprès de réfugiés chrétiens. Jusqu’à 40 000 réfugiés chrétiens avaient été harcelés, insultés et agressés dans les centres d’asile.20 Qualifiant de « sommet de l’iceberg » les résultats tirés des enquêtes combinées, l’ONG a indiqué que 743 réfugiés chrétiens avaient été victimes de crimes violents et d’intimidations à motivation religieuse entre janvier et septembre 2016. La plupart des personnes ayant répondu ont signalé plus d’un incident, désignant des réfugiés musulmans comme responsables des faits dans 91% des cas.21 Selon le BKA, les attaques dans les centres de réfugiés ont diminué en 2017 par rapport aux chiffres antérieurs à 2015.22

En août 2016, 14 jeunes Iraniens chrétiens ont fui leur logement après avoir été menacés de mort pendant des mois par un groupe de musulmans qui y vivaient. Ils ont décrit une situation identique à celle qu’ils avaient fuie en Iran.23

En décembre 2016, un Tunisien a volé un camion avec lequel il a tué 12 personnes et blessé 50, sur un marché de Noël de Berlin. Il avait fait allégeance à l’État islamique (Daech) et a encouragé d’autres personnes à tuer des « porcs croisés ». Dans la rhétorique de l’État islamique, le terme de « croisés » désigne les chrétiens.24

Un réfugié chrétien afghan a été gravement battu et menacé avec un couteau devant son domicile près de Francfort en août 2016 par quatre Afghans musulmans qui criaient « Allahu Akbar ». C’était la troisième fois qu’il était victime d’une attaque.25 Toujours en août 2016, un demandeur d’asile chrétien a été attaqué à Berlin après avoir été identifié comme chrétien.26 En juillet 2017, un homme a été attaqué sur un tramway de Berlin parce qu’il portait une croix autour du cou27, et en septembre 2017 un Afghan portant une croix autour du cou a été frappé par des hommes qui lui ont demandé pourquoi il était devenu chrétien.28

En janvier 2017, un auto-proclamé « anti-déiste » a été condamné à perpétuité pour l’assassinat en août 2016, pour motif religieux, de son colocataire chrétien. Trois jours avant le crime, l’homme avait écrit un texte disant qu’il regrettait de ne pas pouvoir tuer plus de chrétiens.29

En avril 2017, un demandeur d’asile afghan musulman a assassiné une afghane convertie au christianisme, devant ses enfants. La Cour a qualifié son acte de crime à motivation religieuse, et l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2018.30

Une personne est décédée après une attaque au couteau commise dans un supermarché de Hambourg-Barmbek par un réfugié musulman radicalisé en juillet 2017. L’assaillant a déclaré que son but était de « tuer de jeunes chrétiens » et de mourir en « martyr ».31

Parmi les cas de vandalisme commis contre des églises et des symboles chrétiens publics, il figure la destruction à la hache de quatre croix qui se trouvaient au sommet des Alpes bavaroises sur une période de trois mois en 201632, l’attaque de plus de 60 statues chrétiennes dans la région du Münsterland d’octobre 2016 à avril 201733, et des incendies dans des églises qui ont causé plusieurs millions d’euros de dommage.34

Selon le BKA, les infractions antisémites en 2017 ont légèrement augmenté par rapport à 2016, passant de 1468 (34 cas violents) à 1504 (37 cas violents). La grande majorité d’entre eux ont été attribués à des préjugés de droite (94 %).35 Dans le rapport de l’OSCE sur les crimes de haine de 2016, la police a dénombré 185 crimes de haine antisémites, dont 28 agressions physiques et deux meurtres. Des groupes de la société civile ont signalé 136 incidents, dont 37 attaques violentes contre des personnes en 2016.36

En avril 2017, le groupe d’experts indépendant sur l’antisémitisme (Unabhängiger Expertenkreis Antisemitismus, UEA), créé par le Bundestag, a présenté son rapport. Il a noté avec inquiétude l’antisémitisme des musulmans, en particulier des réfugiés et des migrants, et celui de personnes d’extrême-droite. L’UEA a souligné la diffusion du discours de haine et de l’agitation antisémite sur les réseaux sociaux, et a déclaré que « la sécurité des juifs était de plus en plus menacée, en raison de l’antisémitisme vécu au quotidien. Il est fréquent que de tels incidents ne soient pas considérés comme des délits. Ils sont rarement signalés, ou alors les forces de l’ordre ne les considèrent même pas comme antisémites».37

Par exemple, en juin 2016, un groupe a attaqué un juif en criant des insultes antisémites. En août 2016, un touriste israélien et sa fille ont été menacés et agressés. En octobre 2016, un citoyen israélien a été frappé au visage après avoir révélé sa nationalité.36

Le 9 novembre 2016, pour le 78ème anniversaire du pogrom anti-juif connu sous le nom de nuit de cristal (Kristallnacht), un groupe néo-nazi a posté sur les réseaux une carte intitulée « les juifs parmi nous » avec les noms et adresses de 70 entreprises appartenant à des juifs, dont des jardins d’enfants. Deux semaines plus tard, sous la pression des législateurs allemands, les réseaux ont supprimé l’image, ainsi que la page du groupe qui l’avait publiée.38

Les médias ont largement fait état, en mars 2017, de l’histoire d’un couple de juifs qui a retiré leur fils d’une école secondaire publique de Berlin après quatre mois de harcèlement antisémite et de violences physiques, principalement dus aux élèves arabes ou turcs de la classe. L’école secondaire juive de Berlin reçoit entre six et dix candidatures par an de parents dont les enfants ont été harcelés dans d’autres écoles.39

En décembre 2017, à la suite de protestations concernant la décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, des responsables de la communauté juive ont exprimé leurs inquiétudes concernant la sécurité des synagogues et des écoles juives. Des manifestants ont brûlé des drapeaux israéliens, affiché des symboles du Hamas et scandé des slogans antisémites. La chancelière Merkel a déclaré qu’elle condamnait « cette violation des principes fondamentaux de l’Etat de droit » et s’opposait à « toute forme d’antisémitisme ».17

Après l’attaque, en avril 2018 à Berlin, de deux jeunes hommes portant une calotte juive, par un réfugié syrien40, la chancelière Merkel a déclaré que « une autre forme d’antisémitisme » était introduite en Allemagne par les réfugiés arabes, et que la nécessité d’assurer une protection policière aux synagogues et écoles juives.41

Voici quelques exemples de dommages causés à des biens : une Stolperstein42 a été intentionnellement endommagée en 2016, un mémorial de l’Holocauste a été vandalisé plusieurs fois en 2016, le mot « juif » a été peint sur la porte de l’appartement d’une famille juive43, et plusieurs sépultures et cimetières juifs ont été saccagés en 2017.17

Le BKA a également fait état de 1075 crimes de haine antimusulmane en 2017, dont 56 violents,  la majorité attribuée à l’extrême droite.44 Des groupes de la société civile ont signalé 31 incidents de ce type à l’OSCE en 2016, dont 14 attaques violentes contre des personnes.36

Le mouvement PEGIDA (Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes ou Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident) et des groupes similaires ont continué à organiser des manifestations hebdomadaires à Dresde en 2016 et 2017, et leurs sympathisants expriment régulièrement des sentiments antimusulmans pendant leurs rassemblements. Le nombre de participants a diminué sensiblement par rapport à 2015, mais est resté stable autour  de 1500 à 2000 manifestants par rassemblement en 2017.45

Selon une enquête menée par l’Agence des droits fondamentaux de l’UE en septembre 2017, la discrimination à l’égard des musulmans en Allemagne a à la fois une composante religieuse et une composante raciale. Parmi les musulmans turcs interrogés, 18% ont signalé avoir été victimes de discrimination au cours des 12 mois précédents, contre 50% des musulmans d’Afrique subsaharienne.46

En septembre 2016, une étude a révélé que, pour obtenir un emploi, les femmes qui portent le foulard devaient postuler quatre fois plus souvent que les autres.47 Selon le réseau européen contre le racisme, ces femmes ont signalé des discriminations pendant le processus de recherche d’emploi, en partie parce que les employeurs allemands demandent souvent aux candidates de joindre une photo à leur CV.48

Parmi les incidents impliquant des musulmanes, une adolescente « a été soumise à des insultes racistes et s’est fait arracher son foulard », en juin 2016. En juillet 2016, une femme « a été soumise à des insultes antimusulmanes et a été frappée au visage ».36 À trois reprises en avril 2018, un chauffeur de bus en Basse-Saxe a refusé l’accès de son bus à  une femme enceinte vêtue d’un voile qui lui couvrait entièrement le visage.36

Le 26 septembre 2016, une bombe a explosé dans une mosquée de Dresde pendant que l’imam, sa femme et leurs enfants étaient à l’intérieur du bâtiment. Il n’y aurait pas eu de blessés. En conséquence, la sécurité a été augmentée autour d’autres sites musulmans.49 En décembre 2016, un homme de 29 ans qui s’était, semble-t-il, déjà exprimé lors d’un rassemblement de PEGIDA à propos des « criminels étrangers » et des « africains paresseux », a été inculpé pour cette attaque.50 Fin juin 2018, son procès était encore en cours.51

Perspectives pour la liberté religieuse

Il semble qu’il n’y ait pas eu beaucoup de nouvelles restrictions gouvernementales ou d’accroissement des restrictions déjà existantes, en ce qui concerne la liberté religieuse pendant la période faisant l’objet du présent rapport (2016-2018). Toutefois, si certains partis politiques anti-migrants continuent de gagner en popularité, il pourrait y avoir de plus grands risques de propositions législatives visant à restreindre davantage la liberté religieuse des minorités religieuses, en particulier des musulmans. En outre, un risque accru d’intolérance sociétale existe à l’égard des religions majoritaires et minoritaires, dont certaines peuvent être un contrecoup du terrorisme mondial ou des conflits géopolitiques existants, attribués à des groupes religieux, et des sentiments résultant de tendances laïques radicales en Allemagne.

 


 

  1. Grundgesetz für die Bundesrepublik Deutschland vom 1949, Artikel 3, Deutscher Bundestag, https://www.bundestag.de/gg; Germany’s Constitution of 1949 with Amendments through 2014, Article 3, constituteproject.org, https://www.constituteproject.org/constitution/German_Federal_Republic_2014.pdf?lang=en
  2. Article 4, ibid.
  3. Article 140, ibid. See Article 137 Weimar Constitution, http://www.zum.de/psm/weimar/weimar_vve.php#Third%20Chapter%20:%20Religion%20and%20Religious%20Communities
  4. Ibid
  5. Ibid; Eckart Lohse, “In Deutschland leben so viele Salafisten wie nie zuvor”, Frankfurter Allgemeine Zeitung, 10 décembre 2017, http://www.faz.net/aktuell/politik/zahl-der-salafisten-auf-allzeit-hoch-15333965.html
  6. Frankfurter Allgemeine Zeitung, 28 février 2017, http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/anis-amri-moschee-verein-fussilet-33-in-berlin-verboten-14901777.html
  7. Anke Petermann, Deutschlandfunk, 11 août 2016, https://www.deutschlandfunk.de/streit-um-ditib-gespraeche-mit-islamverbaenden-ausgesetzt.862.de.html?dram:article_id=362881
  8. Welt, 6 juillet 2017, https://www.welt.de/regionales/nrw/article166349657/Neue-NRW-Regierung-will-Islam-Unterricht-ausweiten.html
  9. “German parliament moves to partially ban the burka”, BBC, 28 avril 2017, http://www.bbc.com/news/world-europe-39741315
  10. Alistair Walsh, Deutsche Welle, 28 avril 2017, http://www.dw.com/en/bundestag-bans-face-veils-for-civil-servants-amid-security-measures/a-38619204
  11. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor (2017), op. cit.
  12. ADF International, https://adfinternational.org/news/german-homeschooling-case-before-european-court-of-human-rights/
  13. Grundgesetz für die Bundesrepublik Deutschland, Artikel 7, op. cit.; Basic Law for the Federal Republic of Germany, Article 7
  14. Masood Saifullah, Deutsche Welle, 26 septembre 2017, https://www.dw.com/en/far-right-afds-surge-worries-muslim-refugees-in-germany/a-40688641 ; Deutsche Welle, 27 janvier 2018, https://www.dw.com/en/germanys-afd-is-destructive-power-jewish-leader-warns/a-42330071
  15. Netzwerkdurchsetzungsgesetz vom 1. September 2017 (BGBl. I S. 3352), https://www.gesetze-im-internet.de/netzdg/BJNR335210017.html ; Ben Knight, Deutsche Welle, 1er janvier 2018, https://www.dw.com/en/germany-implements-new-internet-hate-speech-crackdown/a-41991590
  16. Office for Democratic Institutions and Human Rights, 2016 Hate Crime Reporting – Germany, Organization for Security and Co-operation in Europe, http://hatecrime.osce.org/germany
  17. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor (2017), op. cit.
  18. Bundesministerium des Innern, für Bau und Heimat, Straf- und Gewaltdaten im Bereich Hasskriminalität 2016 und 2017, https://www.bmi.bund.de/SharedDocs/downloads/DE/veroeffentlichungen/2018/pmk-2017-hasskriminalitaet.pdf;jsessionid=29350DDD769F81ED7E6CE91BA70C0893.2_cid287?__blob=publicationFile&v=3
  19. Office for Democratic Institutions and Human Rights, (2016), op. cit.
  20. Frankfurter Allgemeine Zeitung, 9 mai 2016, http://www.faz.net/aktuell/politik/fluechtlingskrise/christliche-fluechtlinge-bis-zu-40-000-nicht-muslime-im-fluechtlingsheim-drangsaliert-14223089.html
  21. Open Doors Germany, octobre 2016, https://www.opendoors.de/sites/default/files/Open_Doors_survey_Lack_of_protection_for_religious_minorities_in_Germany_2016_10_0.pdf
  22. Bundesministerium des Innern, für Bau und Heimat (Federal Ministry of the Interior, Building and Community), Niedrigste Zahl an verübten Straftaten seit 1992, https://www.bmi.bund.de/SharedDocs/pressemitteilungen/DE/2018/05/pks-und-pmk-2017.html
  23. Sabine Kubendorff, Neue Westfälische, 4 août 2016, http://www.nw.de/lokal/kreis_guetersloh/schloss_holte_stukenbrock/20875670_Muslime-bedrohen-junge-iranische-Christen-massiv.html
  24. “Berlin Christmas market the target of terrorist attack”, Observatory on Intolerance and Discrimination against Christians in Europe, https://www.intoleranceagainstchristians.eu/index.php?id=12&case=1952
  25. “Afghan Christian attacked by four Muslim refugees”, Observatory on Intolerance and Discrimination against Christians in Europe, https://www.intoleranceagainstchristians.eu/index.php?id=12&case=1864
  26. “Christian asylum seeker attacked for faith”, Observatory on Intolerance and Discrimination against Christians in Europe, https://www.intoleranceagainstchristians.eu/index.php?id=12&case=1816
  27. “Man attacked for wearing a cross in Berlin”, Observatory on Intolerance and Discrimination against Christians in Europe, https://www.intoleranceagainstchristians.eu/index.php?id=12&case=2179
  28. Cornelia Karin Hendrich, Welt, 12 septembre 2017, https://www.welt.de/politik/article168556235/Attacke-auf-Mann-in-Berlin-weil-er-ein-Kreuz-trug.html
  29. “Antitheist murders flatmate for her Christian faith”, Observatory on Intolerance and Discrimination against Christians in Europe, https://www.intoleranceagainstchristians.eu/index.php?id=12&case=1983
  30. Deutsche Welle, 9 février 2018, https://www.dw.com/en/germany-afghan-man-sentenced-to-life-for-murder-of-converted-muslim/a-42516438
  31. Phillipp Woldin, Welt, 11 août 2017, https://www.welt.de/regionales/hamburg/article167590523/Nach-seiner-Predigt-griff-Ahmad-A-zum-Kuechenmesser.html
  32. “Four summit crosses damaged in the Bavarian Alps”, Observatory on Intolerance and Discrimination against Christians in Europe, https://www.intoleranceagainstchristians.eu/index.php?id=12&case=1856
  33. Weltfälische Nachrichten, 3 avril 2017, http://www.wn.de/Muensterland/Kreis-Coesfeld/Luedinghausen/2017/04/2760380-Mehrere-Figuren-verunstaltet-Unbekannte-schlagen-62-Heiligenfiguren-Nasen-und-Haende-ab
  34. Patricia Brandt, Die Norddeutsche, 29 octobre 2017, https://www.weser-kurier.de/region/die-norddeutsche_artikel,-unbekannte-verwuesten-kirche-in-bremenlesum-_arid,1663392.html#nfy-reload;  Südkurier, 10 mars 2018, https://www.suedkurier.de/region/bodenseekreis/ravensburg/Polizei-schaetzt-Schaden-in-Ravensburger-Sankt-Jodok-Kirche-auf-mindestens-zwei-Millionen-Euro;art372490,9651243
  35. Bundesministerium des Innern, für Bau und Heimat, Straf-und Gewaltdaten im Bereich Hasskriminalität 2016 und 2017, op. cit.
  36. Office for Democratic Institutions and Human Rights, (2016), op. cit.
  37. Deutscher Bundestag, Press Release, 24 avril 2017, https://www.bundestag.de/blob/503232/e551c26a4eb8bb46f2de1721a7f417e6/antisemtismusbericht_press_release-data.pdf
  38. Jeff John Roberts, “Facebook removes ‘Jews Among Us’ map after outcry in Germany”, Fortune, 29 novembre 2016, http://fortune.com/2016/11/29/facebook-jews/
  39. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor (2017), op. cit.; Toby Axelrod, The Jewish Chronicle, 24 mars 2017, https://www.thejc.com/news/world/classmates-at-berlin-school-turn-from-friends-to-attackers-after-boy-reveals-he-is-jewish-1.434990
  40. “German police investigate anti-Semitic attack in Berlin”, BBC, 18 avril 2018, https://www.bbc.com/news/world-europe-43812273
  41. Daily Mail, 23 avril 2018, http://www.dailymail.co.uk/news/article-5646403/Merkel-admits-new-form-anti-Semitism-emerged-Germanys-Arab-refugees.html
  42. Une Stolperstein (ce qui veut dire littéralement « pierre d’achoppement ») est un cube de 10 cm3 comportant une plaque de laiton sur laquelle sont inscrits les noms de victimes de l’extermination nazie ou de la persécution, ainsi que leurs dates de naissance, de déportation ou de mort. Voir Joanna Robertson, “Setting the memory of Holocaust victims in stone”, BBC Radio4, 31 mai 2010,http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/from_our_own_correspondent/8711939.stm
  43. Office for Democratic Institutions and Human Rights, (2016), op. cit.
  44. Bundesministerium des Innern, für Bau und Heimat, Straf- und Gewaltdaten im Bereich Hasskriminalität 2016 und 2017, op. cit.
  45. Bureau of Democracy, Human Rights and Labor, “Germany”, International Religious Freedom Report for 2016, U.S. State Department, https://www.state.gov/j/drl/rls/irf/2016/; Bureau of Democracy, Human Rights and Labor, (2017), op. cit.
  46. European Union Agency for Fundamental Rights, ‘Muslims – Selected Findings’, Second European Union Minorities and Discrimination Survey, septembre 2017, pp. 28-29, http://fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2017-eu-minorities-survey-muslims-selected-findings_en.pdf
  47. Doris Weichselbaumer, Institute for the Study of Labor, septembre, 2016, Discussion Paper No. 10217, https://www.iza.org/publications/dp/10217/discrimination-against-female-migrants-wearing-headscarves
  48. Asmaa Soliman, “Forgotten Women: The impact of Islamophobia on Muslim women in Germany”, European Network Against Racism, 2016, pp. 39-40, http://www.enar-eu.org/IMG/pdf/forgotten_women_report_germany_-_final.docx.pdf
  49. Reuters, 27 septembre 2016, https://www.reuters.com/article/us-germany-security/germany-boosts-security-for-muslim-centers-in-dresden-after-mosque-bombing-idUSKCN11X0IA
  50. Luisa Schlitter, Bild, 9 décembre 2016, https://www.bild.de/regional/dresden/pegida/bombenleger-von-dresdner-moschee-war-pegida-redner-49224892.bild.html
  51. Alexander Schneider, Sächsische Zeitung, 27 juin 2018, https://www.sz-online.de/nachrichten/ein-splitter-und-viele-fragen-3964286.html