Bosnie Herzégovine

Chiffres clés

Légende :

Musulmans : 48.8%

Chrétiens : 48%

Agnostiques : 2.7%

Autres : 0.5%

Superficie : 51208 m2

Population : 3802000 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse

L’accord de paix de Dayton de 1995 a mis fin à la guerre de 1992-95 en créant la Fédération de Bosnie-Herzégovine, qui occupe les zones occidentale et centrale du pays, et la Republika Srpska (République serbe de Bosnie), située au nord et à l’est. Ces deux régions ont chacune leur propre président, leur gouvernement, leur Parlement et leur police. Par ailleurs, le district de Brcko est une unité administrative autonome. Un gouvernement centralisé avec une présidence tournante de trois membres coiffe ces entités. L’annexe 4 à l’accord de paix de Dayton contient la Constitution de Bosnie-Herzégovine.

La plupart des citoyens de Bosnie-Herzégovine s’identifient à un profil ethnique qui se rattache souvent à une religion en particulier. La dernière fois que le profil ethnique a fait l’objet d’un recensement (en 2013), la distribution était la suivante : 50,11 % de Bosniaques, 30,78 % de Serbes, 15,43 % de Croates, 2,73 % d’autres ethnies, 0,77 % sans profil ethnique, et 0,18 % n’ayant pas donné de réponse.((Office fédéral des statistiques de l’entité de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, 2013, résultats finaux du recensement : http://fzs.ba/index.php/popis-stanovnistva/popis-stanovnistva-2013/konacni-rezultati-popisa-2013/))

La Bosnie-Herzégovine est un État laïc sans religion d’État. La « loi sur la liberté religieuse et la situation juridique des Églises et des communautés confessionnelles en Bosnie-Herzégovine » a été adoptée en 2004.((Loi sur la liberté religieuse et la situation juridique des Églises et des communautés confessionnelles en Bosnie-Herzégovine. Journal officiel de BH, n° 5/04 http://www.mpr.gov.ba/biblioteka/zakoni/bs/ZAKON%20o%20slobodi%20vjere.pdf)) Cette loi prévoit la liberté de religion, assure le statut juridique des Églises et des communautés confessionnelles, et interdit toute forme de discrimination à l’encontre de tout groupe confessionnel. Elle est également la base de la relation entre l’État et les communautés confessionnelles.

La loi susmentionnée dispose également d’un registre de tous les groupes confessionnels qui doit être conservée au Ministère de la Justice, tandis que le Ministère des droits de l’homme et des réfugiés est chargé de documenter les violations de la liberté religieuse.

La loi reconnaît quatre communautés confessionnelles et Églises traditionnelles : la communauté islamique, l’Église orthodoxe serbe, l’Église catholique romaine et la communauté juive.

Selon la loi, tout groupe de 300 citoyens adultes peut se faire enregistrer pour être reconnu comme une nouvelle Église ou communauté confessionnelle en en faisant la demande par écrit au Ministère de la Justice. Celui-ci doit rendre une décision dans les 30 jours qui suivent la demande. Un appel peut être fait auprès du Conseil des ministres.

La loi réaffirme le droit de chaque citoyen à l’éducation religieuse. Les représentants officiels des différentes Églises et communautés religieuses ont la responsabilité d’organiser l’instruction religieuse dans toutes les écoles maternelles et primaires, publiques et privées, et les universités. La Republika Srpska va introduire des cours obligatoires d’instruction religieuse pour tous les élèves du secondaire. Le nouveau programme d’instruction religieuse commencera à s’appliquer en septembre 2018, à la rentrée scolaire.((Srna, Dodik: Instruction religieuse dans les écoles secondaires depuis la rentrée scolaire de septembre, site Internet de Nezavisne, 7 avril 2018, https://www.nezavisne.com/novosti/bih/Dodik-Vjeronauka-u-srednjim-skolama-od-nove-skolske-godine/472492))

L’accord de base entre le Saint-Siège et la Bosnie-Herzégovine a été signé le 19 avril 2006. La commission paritaire pour la mise en œuvre du concordat a fait des progrès graduels, mais l’accord n’est pas entré en vigueur parce que le gouvernement et le Parlement n’ont pas voulu mettre en œuvre les propositions de l’Église catholique, dont une législation spécifique sur le respect des fêtes religieuses.((Bureau Of Democracy, Human Rights, And Labor, ‘2016 Report on International Religious Freedom, Bosnia Herzegovina’, 15 août 2017)) En avril 2010, « l’accord sur la prise en charge pastorale des membres catholiques des forces armées du pays » a été signé.

L’accord de base entre l’État et l’Église orthodoxe serbe a été signé le 3 décembre 2007.

Le 6 janvier 2010, la communauté islamique a soumis son projet de proposition pour son propre accord avec l’État. En 2015, le projet de proposition a été approuvé par le Conseil des ministres et envoyé à la présidence pour approbation définitive, mais le texte définitif est toujours en cours de négociation. Bien que les objections majeures à l’accord n’aient jamais été rendues publiques, il semble que la présidence ne parvienne pas à décider s’il convient d’utiliser le terme « respect » ou le terme « garantie » dans certains articles de l’accord.((S.H., Articles contestables de l’accord entre la communauté islamique et l’État, 24 avril 2018, Klix.ba, https://www.klix.ba/vijesti/bih/procitajte-sporne-clanove-ugovora-islamske-zajednice-i-drzave-omoguciti-ili-garantovati-prava/180423034))

Aujourd’hui, presque tous les groupes islamiques sont présents en Bosnie-Herzégovine, des adeptes de Said Nursî aux salafistes, des partisans du renouveau musulman aux partisans d’Abu Hamza al-Masri, au moins sur Internet. La Malaisie, l’Arabie Saoudite, la Jordanie, l’Indonésie, etc. ont fait construire des mosquées à Sarajevo et dans d’autres villes. Le Qatar et les Émirats Arabes Unis ont aidé à la reconstruction des bâtiments de la Faculté d’études islamiques de l’Université de Sarajevo et de la bibliothèque de Gazi Husrev Beg.((Al Jazeera, Husrev Bay Library Reopened, Al Jazeera, 15 janvier 2014, http://balkans.aljazeera.net/vijesti/otvorena-gazi-husrev-begova-biblioteka)) La mosquée du roi Fahd, construite par les Saoudiens en 2000, est le plus grand lieu saint musulman des Balkans. La nouvelle construction contraste fortement avec les mosquées ottomanes traditionnelles en pierre, avec des dômes bas et arrondis et un minaret unique et monumental. Selon des données récentes publiées par la communauté islamique, il y a 1912 mosquées dans le pays, dont 554 ont été construites après la fin de la guerre.((Novi.ba, ‘Od završetka rata u BiH obnovljeno 1.175 džamija i mesdžida’, 1175 mosquées reconstruites depuis la fin de la guerre en Bosnie-Herzégovine, NOVI, 19 avril 2018, https://novi.ba/clanak/194255/14))

L’influence de l’islam wahhabite est due aux combattants étrangers qui sont arrivés pendant la guerre des années 1990 pour combattre aux côtés des musulmans bosniaques et ne sont jamais repartis. Ils sont financés par des fondations caritatives saoudiennes.((Alexey Toporov, EurAsia Daily, 30 janvier 2018, https://eadaily.com/en/news/2018/01/30/wahhabi-settlements-and-terrorism-as-the-reality-of-european-bosnia)) Au cours des 15 dernières années, il y a eu des affrontements entre la communauté locale, modérée, et les étrangers dont la conception de l’islam est plus radicale. Le chef actuel de la communauté islamique, Hussein Kavazovic, a été placé sous la protection de la police après avoir reçu une menace de mort d’un membre de l’État islamique (Daech). Selon des rapports, un certain nombre de chefs religieux musulmans se seraient radicalisés, en grande partie en réaction à l’inadéquation de la réponse internationale au sort des musulmans dans le pays.((Boris Georgievski, Could Balkan nations become the new hotbeds of Islamist , extremism?, DW, 30th May 2017, http://www.dw.com/en/could-balkan-nations-become-the-new-hotbeds-of-islamist-extremism/a-39045256))

À la mi-janvier 2016, le Riyasat, le principal organe représentant la communauté islamique, a appelé à la dissolution des communautés musulmanes parallèles illégalement fondées dans le pays. Il a demandé aux membres de ces communautés de s’intégrer aux structures juridiques conformes à la législation bosniaque sur les communautés confessionnelles. Les organisations islamiques illégales actives dans le pays sont estimées à 64. Elles sont considérées comme des foyers de radicalisme et d’extrémisme. Le Riyasat a pris ses distances avec ces communautés, déclarant qu’il ne disposait d’aucune information sur leurs activités et qu’il ne pouvait en être tenu responsable.

Selon des représentants de l’État et les médias, environ 260 citoyens ont adhéré à des groupes fondamentalistes en allant combattre en Irak et en Syrie depuis 2013. On estime que 150 d’entre eux sont revenus. Vedran Dzihic, spécialiste des Balkans à l’Institut autrichien des affaires internationales, a déclaré qu’ils représentaient une menace sérieuse pour la sécurité.((Murcadha O’Flaherty, Catholic Herald, 4 janvier 2018, http://www.catholicherald.co.uk/news/2018/01/04/catholics-fleeing-bosnia-herzegovina-over-discrimination/))

L’Église catholique romaine est une minorité religieuse dans le pays. L’émigration des catholiques a été importante, en particulier celle des plus jeunes. L’Église catholique fait face à un avenir très incertain. Selon le cardinal Vinko Puljic, archevêque de Vrhbosna, près de 10 000 catholiques quittent la Bosnie-Herzégovine chaque année.((Bljesak.info, Komarica en Croatie : les Croates de Bosnie-Herzégovine menacés d’extermination physique, Bljesak, 27 avril 2018,  https://www.bljesak.info/vijesti/flash/komarica-u-hrvatskoj-o-hrvatskom-stanovnistvu-u-bih-nitko-ne-brine/234198)) Le diocèse de Banja Luka en Republika Srpska recense moins de 10 000 catholiques, pour la plupart des personnes âgées, alors qu’ils étaient 200 000 avant la guerre. Aujourd’hui, le chômage, le sentiment d’inaction politique et la montée du radicalisme islamique ont déclenché une nouvelle vague d’émigration. Selon Mgr Franjo Komarica, chef de la conférence épiscopale catholique de Bosnie-Herzégovine, les Croates catholiques n’ont reçu aucune aide sur les fonds fournis par la communauté internationale pour permettre aux anciens réfugiés de revenir.((Mark Urban, ‘Bosnia: The cradle of modern jihadism?’, BBC News, 2 juillet 2015,  http://www.bbc.com/news/world-europe-33345618))

À la différence de beaucoup de leurs homologues catholiques et musulmans qui sont restés dans les zones tenues par les Serbes jusqu’à ce qu’ils soient forcés de partir à cause du « nettoyage ethnique », la plupart des évêques et prêtres orthodoxes serbes ont fui les zones sous contrôle croate et bosniaque dès le début de la guerre.((Keith Doubt, ‘Scapegoating and the Simulation of Mechanical Solidarity in Former Yugoslavia: Ethnic Cleansing and the Serbian Orthodox Church’, Institute for Research of Genocide, Canada, 23 juin 2012, http://instituteforgenocide.org/?p=3115))

La fondation d’un conseil interreligieux en 1997 a été un tournant dans l’histoire religieuse du pays. Son but est d’être, de façon authentique, la base d’une estime mutuelle, de la coopération et de la liberté dans le pays. Lors de sa visite à Sarajevo le 6 juin 2015, le pape François a souligné l’importance du dialogue, lors d’une rencontre interconfessionnelle. Le Pape a encouragé les catholiques à travailler solidairement avec tous les groupes ethniques et religieux du pays pour instaurer une paix durable. Il a suggéré que le dialogue interreligieux ne soit pas laissé aux seuls chefs religieux, mais qu’il « s’étende autant que possible à tous les croyants, en engageant les différents secteurs de la société civile ».((Jonathan Luxmoore, Catholic News Service, 14 mars 2016, http://catholicphilly.com/2016/03/news/world-news/bosnian-church-questions-chances-for-peace-unless-rights-are-recognized/))

Contrairement à ce qui est le cas dans d’autres pays de l’ex-Yougoslavie, le Parlement du pays n’a toujours pas adopté de dispositions légales pour la restitution des biens. À ce jour, un très faible pourcentage de biens a été restitué à la communauté juive, à l’Église orthodoxe serbe, à l’Église catholique et à la communauté islamique de Bosnie-Herzégovine.((Selma Boračić Mršo, ‘Vjerske zajednice u BiH još čekaju povrat imovine’. Les communautés confessionnelles attendent toujours la restitution de leurs biens. 25 octobre 2010, Radio Slobodna Evropa, https://www.slobodnaevropa.org/a/bih_restitucija_vjerske_zajednice/2200817.html))

Incidents

Dans le contexte de la tension croissante et de l’absence de progrès en ce qui concerne la compréhension interconfessionnelle, comme cela a été décrit ci-dessus, plusieurs incidents ont eu lieu.

En mai 2017, des individus non identifiés ont hissé le drapeau d’un groupe islamiste dans le village catholique croate de Ljubac, près de Tuzla, dans le nord-est du pays. Le drapeau du mouvement terroriste « Émirat du Caucase » a suscité la peur et des tensions parmi les habitants croates. Quelques semaines auparavant, dans le même village, des voyous non identifiés ont écrit des messages favorables à l’État islamique (Daech) sur un bâtiment scolaire local.((RTL Vijesti, Panique à Tuzla : le drapeau de l’État Islamique hissé dans un village croate. RTL Vijesti, 27 mai 2017, https://vijesti.rtl.hr/novosti/svijet/2680021/panika-kod-tuzle-u-hrvatskom-selu-postavljena-zastava-isis-a/))

Alors que des douzaines de mosquées ont été construites dans la capitale Sarajevo, aucun permis de construire n’a été accordé pour les églises chrétiennes. Les autorités refusent encore de restituer des centaines de bâtiments ecclésiastiques, malgré une décision de la Cour européenne des droits de l’homme. Après 22 ans de lutte avec les autorités locales, les catholiques de Drvar, dans le sud-ouest du pays, n’ont toujours pas d’église ou de cimetière. Malgré de nombreuses promesses, les autorités municipales refusent d’attribuer un terrain pour la construction d’une nouvelle église. Le curé, le père Klecina, a demandé à son évêque, Mgr Franjo Komarica, la permission de lancer une campagne de collecte de fonds pour l’achat d’un terrain constructible privé adapté. Actuellement, la messe est célébrée dans une salle du centre-ville. La plupart des fidèles catholiques de la ville sont originaires du centre du pays et ont été déplacés par la guerre. Les responsables de l’Église catholique de Banja Luka ont également signalé le refus continu des autorités municipales de restituer la moindre de leurs propriétés qui soit adaptée, alors qu’elles avaient rendu la plupart des biens précédemment confisqués à l’Église orthodoxe serbe.((Bljesak.info, La paroisse de Drvar veut acheter un terrain pour la construction de la nouvelle église. Bljesak, 12 janvier 2018, https://www.bljesak.info/kultura/vjera/zupa-drvar-izgradnju-porusene-crkve-ce-pomoci-zupljani/224151))

En janvier 2018, le tribunal municipal de Kiseljak a condamné Miljenko Golub à six mois de prison pour avoir agressé une femme dans une station-service locale parce qu’elle portait un hijab.((A. Nuhanović, Miljenko Golub, ivre, a attaqué une mère et sa fille à cause d’un hijab. Avaz, 8 août 2017, http://avaz.ba/vijesti/teme/289231/napadnute-zbog-hidzaba-pijani-miljenko-golub-u-kiseljaku-nasrnuo-na-majku-i-kcerku))

En février 2018, Nedzad Latic, le rédacteur en chef du site Web du Bosnia Times, a été attaqué par un groupe d’hommes qu’il a décrits comme des « wahhabites ». Il a affirmé que ces hommes l’avaient agressé alors qu’il venait de quitter une mosquée locale de Sarajevo après la fin de ses prières. L’association des journalistes bosniaques a demandé à la police et aux institutions judiciaires d’effectuer une enquête urgente.((Oslobođenje, Nedžad Latić a été attaqué trois fois devant la mosquée. C’était la mafia religieuse. On a tenté de le tuer. Oslobođenje, 21 février, 2018, https://www.oslobodjenje.ba/vijesti/bih/nedzad-latic-tri-puta-napadnut-ispred-dzamije-radi-se-o-vjerskoj-mafiji-bio-je-to-pokusaj-ubistva))

En février 2018, le tribunal cantonal de Travnik a rejeté l’appel formé par l’école mixte de Travnik contre une ordonnance de restitution des bâtiments scolaires à leur propriétaire, l’archidiocèse de Vrhbosna. Le tribunal a également ordonné à l’école mixte de Travnik de payer une redevance pour l’utilisation antérieure des bâtiments, qui a été fixée à 270 368 KM (environ 140 000 euros). La décision du tribunal a été rendue après plus de 15 années de litige. En 2003, la chambre des droits de l’homme du pays avait décidé que le bien devait être rendu à l’école catholique, mais la décision n’a jamais été appliquée. Il reste à voir si la décision de 2018 du tribunal sera respectée.((K. K., Le tribunal a rejeté l’appel de l’école mixte secondaire de Travnik, Avaz, 2 février 2018, http://avaz.ba/kantoni/srednjobosanski-kanton/346449/sud-odbio-zalbu-mjesovite-srednje-skole-travnik-slijede-iseljenje-i-naknada-stete-od-270-000-maraka))

En avril 2018, le tribunal municipal de Livno a condamné sept personnes de nationalité croate à un an de probation pour avoir commis des crimes de haine, fondés sur des considérations ethniques et religieuses, et vandalisé une propriété religieuse privée dans le village d’Omerovici près de Tomislavgrad dans le sud-ouest du pays. Il ressort de l’acte d’accusation que les agresseurs, le 15 août 2015, après s’être gravement enivrés dans les bars locaux, ont menacé de démolir la mosquée du village. Ils sont allés en voiture dans le village, ont déposé une bouteille de gaz en face de la mosquée, et sont repartis après avoir menacé les habitants locaux et vandalisé plusieurs véhicules.((Livno Online, Haine religieuse et intolérance : 8 personnes condamnées pour l’assaut de la mosquée de Tomislavgrad. Livno Online, 8 avril 2018, http://www.livno-online.com/zupanija/26030-vjerska-mrznja-razdor-i-netrpeljivost-osmorica-osudena-za-napad-na-dzamiju-kod-tomislavgrada))

Perspectives pour la liberté religieuse

La Bosnie-Herzégovine continue de faire face à d’immenses problèmes politiques, économiques et sociaux qui vont sérieusement influencer la liberté religieuse de ses citoyens dans un proche avenir. Toutes les communautés ethniques et religieuses sont touchées et le manque de volonté politique empêche totalement de croire à une amélioration future de la situation ou une meilleure harmonie dans le pays.

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