Egypte

Chiffres clés

Légende :

Musulmans : 91.1%

Chrétiens : 8.3%

Autres : 0.6%

Superficie : 1002000 m2

Population : 93384000 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application

La République arabe d’Égypte a une longue tradition en tant qu’État-nation. Bien que majoritairement musulmane, le foyer copte a la plus grande communauté chrétienne du monde arabe. C’est dans les gouvernorats de Haute-Égypte que la proportion de chrétiens est la plus élevée. D’importantes communautés chrétiennes vivent aussi au Caire, avec une minorité juive.1 Le nombre de musulmans chiites, bahaïs et autres groupes est également très faible. Ces dernières années, l’Égypte a souffert d’instabilité et de troubles politiques et économiques. En 2011, le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis longtemps, a été renversé après des manifestations de masse. En 2012, Mohammed Morsi, membre des frères musulmans est élu président à une faible majorité. En juin et juillet 2013, l’armée égyptienne l’écarte du pouvoir à la suite de manifestations de rue de millions d’Égyptiens, l’accusant d’islamiser le pays et de mal l’administrer. Les opposants à la chute de Morsi et aux événements qui l’ont entourée ont décrit les faits comme un coup d’État. Les partisans du renversement ont déclaré qu’il était nécessaire pour sauver la démocratie. En 2014, le général Abdel Fatah Al-Sissi est élu président, puis réélu en avril 2018. Mais les problèmes économiques et sécuritaires perdurent. Le pays est confronté à une insurrection islamiste de groupes alliés à l’État islamique (Daech), en particulier dans la péninsule du Sinaï. Le Caire a également été le théâtre d’attaques contre des fonctionnaires de l’État.2

En janvier 2014, la révision de la Constitution a été acceptée par référendum.3 Plus de 98 % des votants étaient favorables au texte dont l’Église catholique. L’évêque copte catholique d’Assiout, Mgr Kyrill William, a affirmé à l’AED que le maintien de la charia comme source de la législation égyptienne, dans la Constitution révisée, n’était pas nécessairement problématique : « c’est comme ça en Egypte, c’était déjà le cas avant Morsi. Nous, les chrétiens, n’avons jamais subi de préjudice à cause de cela. Mais le plus important, c’est que le nouvel article 3 garantisse l’autonomie des chrétiens et des juifs en matière d’état civil et d’affaires ecclésiastiques internes ».4

Le préambule de la Constitution de 2014 décrit l’Égypte comme « le berceau des religions et la bannière de la gloire des religions révélées. C’est dans ce pays que Moïse grandit, que la lumière de Dieu apparut, et que le message de Dieu descendit sur le Mont Sinaï. C’est dans ce pays que les Égyptiens accueillirent la Vierge Marie et son enfant et que des milliers d’entre eux moururent en martyrs pour défendre l’Église de Jésus. Lorsque le sceau des messagers, Mahomet (que la paix et les bénédictions soient sur lui), a été envoyé à toute l’humanité pour parfaire les sublimes valeurs morales, nos cœurs et nos esprits s’ouvrirent à la lumière de l’islam. Nous fûmes les meilleurs soldats sur terre pour lutter pour la cause de Dieu, et nous avons diffusé le message de vérité et les sciences religieuses à travers le monde ».

Selon l’article 2, « l’islam est la religion de l’État et l’arabe est sa langue officielle. Les principes de la charia islamique sont la principale source de la législation ». Le préambule précise que « leur interprétation se réfère aux textes pertinents de la jurisprudence de la Haute Cour constitutionnelle ». L’article 3 dispose : « les principes des lois religieuses des chrétiens et des juifs égyptiens sont la principale source législative régissant leur statut personnel, leurs affaires religieuses et la sélection de leurs chefs spirituels ».

L’article 7 protège l’Université d’Al-Azhar comme l’institution la plus importante d’enseignement islamique sunnite. « Al-Azhar est une institution islamique scientifique indépendante, avec compétence exclusive sur ses propres affaires. Elle est la principale autorité en matière de sciences religieuses et d’affaires islamiques. Elle est responsable de la prédication islamique et de la diffusion des sciences religieuses et de la langue arabe en Égypte et dans le monde ».

L’article 53 dispose : « les citoyens sont égaux devant la loi, ils ont les mêmes droits et devoirs publics, et ne peuvent pas être discriminés sur la base de la religion, la croyance, le sexe, l’origine, la race, la couleur de peau, la langue, le handicap, la classe sociale, l’appartenance politique ou l’origine géographique, ou pour toute autre raison ». L’article 64 dispose : « la liberté de croyance est absolue. La liberté de la pratique religieuse et de l’établissement de lieux de culte pour les fidèles des religions révélées est un droit régi par la loi ». Selon l’article 74 de la Constitution, « aucune activité politique ne peut être exercée et aucun parti politique ne peut être formé sur une base religieuse, et il ne saurait y avoir de discrimination reposant sur le sexe, l’origine, la religion ou l’emplacement géographique ».

L’article 244 dispose : « l’État garantit aux jeunes, aux chrétiens, aux personnes handicapées et aux Égyptiens expatriés une représentation appropriée dans la première Chambre des représentants qui sera élue après l’adoption de la présente Constitution, selon les modalités prévues par la loi ». Conformément à l’article 98 f du code pénal, le dénigrement des religions, la promotion de pensées extrémistes dans le but d’inciter à la discorde, de dévaloriser l’une des « religions divines » et de nuire à l’unité nationale, sont passibles de sanctions allant de six mois à cinq ans d’emprisonnement.5

Bien que la conversion religieuse ne soit officiellement pas interdite par la loi, officieusement le gouvernement ne reconnaît pas la conversion de l’islam. Les citoyens nés musulmans qui se convertissent à une autre une autre religion ne peuvent pas changer la mention de la « religion » sur leur carte d’identité.6 La loi ne reconnaît pas la foi bahaïe ou ses lois religieuses, et interdit les institutions bahaïes et leurs activités communautaires. Les bahaïes et les Témoins de Jéhovah n’ont pas recours au droit civil pour les questions de statut personnel.6

Lorsque l’ex-maréchal Abdel Fattah Al-Sissi prête serment en tant que nouveau président de l’Égypte en juin 2014, il rend également hommage au rôle joué par l’Église copte en Égypte, à la fois dans le passé et dans le présent. Relatant le discours d’Al-Sissi, l’évêque copte catholique de Gizeh, Mgr Antonios Aziz Mina, a déclaré : « le nouveau Président a déclaré que l’Église avait joué un rôle important dans l’histoire de l’Égypte et avait apporté des contributions indéniables pour sauvegarder l’unité nationale face à ceux qui fomentaient des conflits au sein du peuple égyptien. [Il] a également dit que l’Église, en collaboration avec l’Université sunnite d’Al-Azhar, pouvait apporter une précieuse contribution pour libérer le discours religieux de l’exploitation qu’il a subi ces dernières années ».7

Incidents

En mai 2016, le nouveau texte de loi sur la construction des lieux de culte a été publié sous sa forme pré-définitive. Il a été remis aux chefs de l’Église copte orthodoxe afin qu’ils puissent l’évaluer et éventuellement soulever des objections. À l’automne 2014, des représentants des principales Églises et communautés chrétiennes d’Égypte avaient adressé un memorandum accompagné de suggestions et de propositions aux dirigeants du gouvernement égyptien. Ils proposaient, en particulier, que les permis de construire les lieux chrétiens soient accordés par les autorités municipales locales, comme c’est le cas pour la construction de bâtiments privés, plutôt que de n’être accordés qu’après décision des autorités provinciales ou nationales. Les contraintes bureaucratiques qui compliquent la construction de nouvelles églises remontent en partie à la période ottomane. En 1934, le Ministère de l’Intérieur avait ajouté ce qu’on appelle les « 10 règles », interdisant, entre autres choses, la construction de nouvelles églises près des écoles, des canaux, des bâtiments gouvernementaux, des chemins de fer et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application stricte de ces règles a empêché la construction d’églises dans des villes et villages habités par des chrétiens, en particulier dans les zones rurales de Haute-Égypte.8

Le 30 août 2016, la Loi sur la construction et la rénovation d’églises a été adoptée à la majorité des deux tiers. En vertu de la nouvelle loi, et pour la première fois dans l’histoire de l’Égypte, la rénovation et la construction de nouvelles églises dépendra de l’autorisation de gouverneurs provinciaux. Auparavant, selon les règles de l’époque ottomane, la permission présidentielle et l’accord des services de sécurité étaient nécessaires.9 La question de la construction ou de la restauration d’églises dans le pays a toujours été, et est encore, particulièrement controversée. Bien que cette nouvelle loi ait amélioré la situation, elle est loin de résoudre le problème, et on a en effet observé quelques cas d’opposition violente de la part de musulmans à l’encontre des coptes, du fait de cette question.

Selon l’Agence de presse catholique Catholic News Agency, l’Égypte compte environ 2 600 églises – soit une église pour 5 500 citoyens chrétiens – alors qu’il y a une mosquée pour 620 citoyens musulmans.10

Les chrétiens coptes ont profité de cette nouvelle loi pour légaliser et régulariser leurs lieux de culte. Le gouvernement égyptien l’a déjà fait pour 215 églises, dans sept gouvernorats égyptiens, les déclarants conformes aux paramètres définis par les nouvelles dispositions légales.11 Selon l’agence Fides, ce n’est que la première étape. Des milliers d’autres lieux de culte chrétiens devront être examinés afin d’être légalisés et régularisés.6

Le 30 juin 2016, dans la ville d’El-Arich dans le nord du Sinaï, un prêtre copte orthodoxe a été abattu. Cette attaque a été revendiquée par la branche égyptienne de l’État islamique.12

Le 11 décembre 2016, un kamikaze s’est lui-même fait exploser dans l’église copte orthodoxe Saint-Pierre et Saint-Paul, à côté de la cathédrale orthodoxe copte Saint-Marc, au Caire. Au moins 29 personnes, dont six enfants, ont été tuées, et des douzaines de personnes  ont été blessées. L’État islamique a revendiqué la responsabilité de cet attentat terroriste, déclarant que les attaques se poursuivraient contre « tous les infidèles et les apostats en Égypte et partout ».13

En février 2017, suite à la montée des attaques de l’État islamique ciblant des citoyens coptes dans la ville d’El-Arich dans le nord du Sinaï, de nombreuses familles ont décidé de fuir à Ismaïlia, la ville la plus proche dans le delta du Nil.14

Selon les chiffres officiels, jusqu’à 258 familles chrétiennes coptes ont quitté la ville d’El-Arich et sont maintenant réinstallées dans 13 gouvernorats différents.15

Le 9 avril 2017, dimanche des Rameaux, deux attentats-suicides dans deux églises coptes orthodoxes – Saint-Georges, à Tanta, et Saint-Marc, à Alexandrie – ont fait 44 morts et plus de 120 blessés. Les deux attaques ont été revendiquées par l’État islamique.16

Le 26 mai 2017, au moins 28 personnes ont été abattues – plusieurs d’entre elles exécutées d’un seul coup de feu dans la tête – et 23 autres ont été blessées lors d’un voyage en bus au monastère copte orthodoxe Saint Samuel en Égypte. Le Président Al-Sissi a de nouveau appelé à ce que les pays qui financent, forment ou arment des extrémistes soient punis.17

Après les attentats d’avril, l’Égypte a imposé un état d’urgence de trois mois. Quelques voix dans les médias se sont demandé si les coptes continueraient de faire confiance au Président Al-Sissi après avoir enduré ces attaques extrémistes. La position officielle de l’Église n’a pas changé et une majorité de la communauté copte est toujours pour le Président Al-Sissi. Un commentateur a fait observer : « Tandis que certains coptes peuvent remettre en question [le soutien officiel du Président Al-Sissi par l’Église], ils ont du mal, comme beaucoup d’autres personnes qui soutiennent le Président Al-Sissi, à imaginer une alternative au régime actuel ».18

Le pape François a fait une visite historique au Caire en avril 2017. Le père Rafic Greiche, porte-parole des évêques égyptiens, a déclaré : « la visite du Pape a été une grande bénédiction pour les Égyptiens, tant musulmans que chrétiens. Cela a stimulé le moral du peuple égyptien, surtout après les explosions du dimanche des Rameaux. [Le Pape] a délivré un message d’amour, de paix et d’espérance ».19

En juillet 2017, un soldat nommé Joseph Reda Helmy a été battu à mort après que des officiers supérieurs eurent découvert qu’il était chrétien. Le rapport officiel indiquait qu’il était mort d’une crise d’épilepsie. Cependant, un examen du corps du défunt a révélé des ecchymoses à la tête, aux épaules, aux organes génitaux, au cou, ainsi qu’au dos où les blessures étaient les plus graves. Les trois officiers soupçonnés d’être impliqués auraient été placés en détention provisoire, après qu’un procureur a demandé une enquête.20

En janvier 2018, la Commission des affaires étrangères du Parlement égyptien a rédigé une réponse à un memorandum sur les « questions coptes » écrit par l’organisation de solidarité copte basée aux États-Unis.21 Ce memorandum, rendu public par certains membres du Congrès américain, soutenait l’existence de discriminations systématiques à l’encontre des coptes sous l’administration d’Al-Sissi. En réponse, la Commission des affaires étrangères a nié l’exactitude de ces allégations.

Plusieurs cas de violences interconfessionnelles et d’attaques, d’enlèvements, de conversions forcées et de mariages forcés ont été signalés depuis le début de 2018.22

En mai 2018, les corps des 20 chrétiens coptes tués par l’État islamique en Libye en février 2015 ont été rapatriés en Égypte.23

Perspectives pour la liberté religieuse

La situation en ce qui concerne la liberté religieuse s’est améliorée depuis le pic des violences anti-chrétiennes, qui ont culminé en août 2013 avec des attaques contre près de 80 églises et autres centres coptes, y compris des couvents, des écoles et des dispensaires. Le père Rafic Greiche, porte-parole de l’Église catholique, a souligné que la situation des chrétiens en Égypte s’était considérablement améliorée depuis que Mohammed Morsi, des frères musulmans, avait été évincé de la présidence en juillet 2013. En mai 2016, le Père Greiche a déclaré qu’ « il n’y a aucune comparaison entre la situation d’aujourd’hui et celle sous le gouvernement des frères musulmans. Aujourd’hui, nous avons de très bonnes relations entre les chefs de l’Église et les organismes gouvernementaux. Cependant, il y a bien sûr encore de nombreux problèmes. Mais j’ai l’impression que les musulmans sont de plus en plus conscients de notre situation ».24

Le président Al-Sissi donne des signes d’encouragement quant à la possibilité d’une plus grande unité nationale entre les musulmans et les chrétiens. Ses visites aux offices coptes de Noël ces dernières années en témoignent. En outre, l’appel du Président à une réforme de l’islam a eu une influence positive sur l’opinion publique. La nouvelle Constitution de 2014 fait un pas dans la bonne direction, mais d’autres lois et politiques gouvernementales discriminatoires à l’égard des non-musulmans restent inchangées. Une intolérance sociale et une discrimination profondément enracinées à l’encontre des non-musulmans, en particulier des chrétiens, demeurent un grave problème de société, en particulier en Haute-Égypte. Les chrétiens sont souvent victimes de crimes tels que du chantage et des enlèvements, encouragés par un climat d’impunité. De plus, ceux qui ne sont pas adeptes de religions monothéistes traditionnelles, comme les athées et les bahaïs, font face à des défis insurmontables prenant la forme d’attitudes sociétales et de politiques gouvernementales.

On remarque un changement d’approche dans des institutions telles que l’Université sunnite Al-Azhar. Mais il reste encore beaucoup à faire. L’évêque copte catholique Youssef Aboul-Kheir a déclaré à l’AED que « l’Université d’Al-Azhar est considérée comme une force modérée. Mais en fait, il y a beaucoup de choses dans ses enseignements et programmes qui sont tout sauf modérées. Par exemple, le recours à la force en cas d’apostasie par des musulmans est justifié. C’est en contradiction avec des vues modérées. L’Université Al-Azhar doit corriger son programme ».25

Bien que la plupart des coptes soutiennent le président Al-Sissi dans ses efforts pour rétablir la sécurité et la stabilité, certains d’entre eux, en particulier les jeunes coptes politisés des villes, ont tendance à critiquer les liens étroits entre l’Église copte orthodoxe et le régime.26

 


  1. Egypt Independent, 30 juillet 2016, http://www.egyptindependent.com/news/egypt-s-jewish-community-diminished-6-women-after-death-lucy-saul
  2. Fides, ​30 juin 2015, http://www.fides.org/en/news/38092-AFRICA_EGYPT_Condolences_of_the_Council_of_Christian_Churches_for_the_assassination_of_Attorney_General#.Vy4Fnp3wCM8
  3. https://www.constituteproject.org/constitution/Egypt_2014.pdf
  4. Oliver Maksan, “Press Release – Egypt: ‘I can only recommend that Christians accept the constitution’”, AED, 15 janvier 2014, https://aidchurch.wordpress.com/category/egypt/
  5. Bureau of Democracy, Human Rights and Labor, “Egypt”, International Religious Freedom Report for 2015, U.S. State Department, https://www.state.gov/j/drl/rls/irf/2015religiousfreedom/index.htm#wrapper
  6. Ibid.
  7. Fides, 9 juin 2014, http://www.fides.org/en/news/35864-AFRICA_EGYPT_New_President_al_Sisi_enhances_the_role_of_the_Coptic_Church_in_the_past_and_present_of_the_nation#.V2g8m4-cGax
  8. Fides, 4 mai 2016, http://www.fides.org/en/news/59958-AFRICA_EGYPT_The_Egyptian_parliament_is_preparing_to_discuss_the_new_law_on_the_construction_of_places_of_worship#.Vy36ip3wCM8
  9. Mohamed Hamama, Mada Masr, 31 août 2016, https://www.madamasr.com/en/2016/08/31/feature/politics/after-150-year-wait-parliament-passes-church-construction-law-in-3-days/
  10. Egyptian Streets, 18 avril 2018, https://egyptianstreets.com/2018/04/18/102-churches-to-be-legalised-in-egypt/
  11. Fides, 4 mai 2018, http://www.fides.org/en/news/64129-AFRICA_EGYPT_Already_legalized_215_churches_by_the_government_built_before_the_new_law_on_places_of_worship
  12. Al-Arabiya, 30 juin 2016, https://english.alarabiya.net/en/News/middle-east/2016/06/30/Egyptian-Coptic-priest-shot-dead-in-north-Sinai-.html
  13. The New Arab, 14 décembre 2016, www.alaraby.co.uk/ english/news/2016/12/14/islamic-state-group-claims-deadlycairo-church-bombing
  14. Taha Sakr, “Coptic families arrive to Ismailia from Al-Arish after militant’s threats”, Daily News Egypt, 24 février 2017, https://dailynewsegypt.com/2017/02/25/616284/
  15. Al-Masry Al-Youm, 5 mars 2017, http://www.egyptindependent.com/govt-count-258-coptic-christian-families-fled-arish-13-governorates/
  16. Aide à l’Église en Détresse, https://acninternational.org/persecuted-and-forgotten/country-profile/egypt/
  17. Ibid.
  18. Karoline Kamel, Mada Masr, 30 juin 2017, https://www.madamasr.com/en/2017/06/30/feature/politics/copts-post-june-30-can-sisi-bank-on-continued-coptic-support/
  19. Dale Gavlak, Catholic News Service, 1er mai 2017, http://www.catholicnews.com/services/englishnews/2017/catholic-leaders-papal-trip-was-blessing-for-christian-muslim-egyptians.cfm
  20. Jardine Malado, The Christian Times, 31 juillet, 2017, https://www.christiantimes.com/article/coptic-christian-soldier-beaten-to-death-by-officers-in-egypt/72594.htm
  21. Gamal Essam El-Din, Ahram Online, 22 janvier 2018, http://english.ahram.org.eg/NewsContent/1/64/288598/Egypt/Politics-/Egyptian-parliamentary-committee-responds-to-Copti.aspx
  22. World Watch Monitor, 1er mai 2018, https://www.worldwatchmonitor.org/2018/05/egypts-disappearing-coptic-women-and-girls/
  23. Charles Collins, Crux, 16 mai 2018, https://cruxnow.com/global-church/2018/05/16/coptic-christians-beheaded-in-libya-returned-to-egypt-for-burial/
  24. Oliver Maksan, “Egypt – The ice has been broken”, Aide à l’Église en Détresse, 7 juin 2016, https://acn-canada.org/acn-feature-story-meeting-pope-grand-imam/
  25. Oliver Maksan, “ACN Press Release – Egypt ‘The Church has been strengthened’”, Aide à l’Église en Détresse, 19 février 2015, https://aidchurch.wordpress.com/tag/egypt-2/
  26. Afrique News Info, 21 mars 2018, https://afriquenewsinfo.wordpress.com/2018/03/21/les-coptes-affichent-leur-soutien-a-sissi-malgre-des-critiques-discretes/