Israël

Chiffres clés

Légende :

Juifs : 71.9%

Musulmabs : 20%

Agnostiques : 4.3%

Chrétiens : 2.3%

Autres : 1.5%

Superficie : 22072 m2

Population : 8192000 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

Depuis sa création en 1948, Israël se définit comme un État juif et démocratique.1 Les juifs du monde entier ont le droit de devenir citoyens de l’État sous réserve de répondre à certains critères. En 1967, Israël a conquis Jérusalem-est, la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan. À l’heure actuelle, ces territoires sont disputés, et l’Assemblée générale des Nations Unies, le Conseil de sécurité de l’ONU et la Cour internationale de Justice les considèrent comme étant occupés, et en partie colonisés illégalement.2

La plus grande communauté non-juive du pays est celle des arabes palestiniens sunnites. La majorité des chrétiens israéliens sont également des arabes palestiniens. Les uns et les autres ont la citoyenneté israélienne. La plupart des chrétiens appartiennent à l’Église gréco-catholique melkite, à l’Église catholique romaine et à l’Église orthodoxe grecque. Parmi les autres minorités, la communauté druze est forte de 102 000 membres. En 1957, les druzes ont été désignés comme une communauté ethnique distincte par le gouvernement, à la demande de leurs responsables religieux.3

Différents incidents politiques, également à connotation religieuse, ont provoqué une recrudescence de la violence. En juillet 2017, trois hommes ont ouvert le feu sur deux policiers israéliens druzes à la Porte des Lions à Jérusalem.4 Le site a été fermé et rouvert quelques jours plus tard après la mise en place de points de contrôle avec des détecteurs de métaux. Ces mesures de sécurité ont conduit à des protestations importantes de la part des responsables musulmans. Les détecteurs de métaux ont été enlevés.5

La décision du président des États-Unis, Donald Trump, de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, et donc de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, a suscité des manifestations et une série de déclarations officielles la condamnant.

Israël n’a pas de Constitution formelle, il est donc nécessaire de se référer à la déclaration d’indépendance de 1948 pour ce qui est des dispositions relatives à la liberté religieuse. Selon la déclaration, « l’État d’Israël […] assurera la plus complète égalité sociale et politique à tous ses habitants sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de culte, de conscience, de langue, d’éducation et de culture ; il assurera la protection des lieux saints de toutes les religions et sera fidèle aux principes de la Charte des Nations unies ».6 La Cour suprême israélienne a jugé que la loi fondamentale sur la dignité humaine et la liberté était la base des libertés fondamentales, telles que la liberté de religion.7

Le judaïsme n’est pas la religion officielle en Israël. Les institutions publiques sont laïques et fonctionnent selon le modèle des démocraties occidentales. Néanmoins, les dispositions propres au judaïsme prédominent dans les pratiques sociales, telles que l’observance du Sabbat, la nourriture casher, etc. Cela peut créer des tensions entre les juifs observants et les juifs non-religieux. Les citoyens non-juifs ont en théorie les mêmes droits et obligations que les citoyens juifs. En pratique, ils peuvent participer à des élections, adhérer à des partis politiques et être élus à la Knesset (Parlement). Néanmoins, leur rôle est insignifiant dans la vie politique et, à certaines exceptions près, notamment des druzes, ils ne sont pas appelés à faire leur service militaire. Toutefois, le Premier ministre Benjamin Netanyahu favorise l’admission des chrétiens arabes dans l’armée israélienne.8

Les conversions d’une religion à une autre sont légales, mais font face à une pression sociale considérable.

Le prosélytisme est légal pour tous les groupes religieux. La loi interdit d’offrir un avantage matériel comme incitation à la conversion. Il est également illégal de convertir une personne de moins de 18 ans, à moins que l’un de ses parents ne soit un fidèle du groupe religieux qui cherche à convertir le mineur.9

Les questions relatives au statut personnel sont régies par la communauté religieuse reconnue à laquelle appartient le citoyen concerné. Il n’y a pas de mariage civil, bien que de tels mariages pratiqués à l’étranger soient reconnus. En vertu de la loi religieuse juive, les mariages interreligieux, par exemple entre juifs et non-juifs, ne sont pas possibles. Tandis qu’un musulman peut épouser une non-musulmane, une musulmane ne peut pas épouser un homme non-musulman.

Incidents

Le 18 janvier 2017, la Commission bilatérale permanente de travail entre le Saint-Siège et l’État d’Israël s’est réunie à Jérusalem pour poursuivre des négociations sur la base de l’Accord fondamental de 1993 entre le Saint-Siège et l’État d’Israël10 (article 10, paragraphe 2).11

Le 20 septembre 2017, l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte a publié une déclaration condamnant la profanation et les actes de vandalisme commis la veille sur l’église Saint-Étienne, à l’intérieur du monastère salésien de Beit Jamal, à l’ouest de Jérusalem.12 Une statue de la Vierge Marie a été brisée, des visages de personnages sur les vitraux ont été brisés, et une croix a été détruite. Le père Scudu, gardien de l’église, a estimé que les dommages avaient été motivés par de la haine. « Ils ont tout cassé »13, a-t-il noté. C’était la troisième fois, au cours des cinq dernières années, que le monastère de Beit Jamal était vandalisé.

À la suite de l’attaque, le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld, a nié les allégations d’inefficacité de la police dans les enquêtes pour vandalisme, notant : « Il y a eu des arrestations dans des cas antérieurs. […] Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais ce genre de cas est une priorité absolue ».13 Il a ajouté que les différents cas n’étaient pas liés et qu’il n’y avait pas de « cellule de vandales » qui cible les lieux de culte chrétiens et musulmans. Les évêques ont publié une déclaration demandant à l’État de punir les coupables « et d’éduquer les gens pour qu’ils ne commettent pas d’infractions similaires. [… Nous souhaitons] que tous les peuples, en particulier [dans] notre Terre Sainte, apprennent à coexister les uns avec les autres dans l’amour et le respect mutuel, indépendamment de leurs diverses appartenances ».13

Wadie Abunassar, conseiller de l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte, a déclaré que, malgré quelque 80 incidents de vandalisme contre des églises et des sites chrétiens au cours de la dernière décennie, il y avait eu très peu d’arrestations ou d’inculpations. « Nous recevons des témoignages de sympathie et de belles paroles de tout le monde, mais nous en avons assez. Nous voulons des condamnations, pas seulement des mises en examen »13, a déclaré Abunassar. En septembre 2017, il a fait remarquer que le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’avait pas encore répondu à plusieurs demandes des évêques de le rencontrer pour évoquer ce vandalisme continuel.13 Selon lui, « nous devons organiser un mouvement de protestation, et rencontrer des politiciens israéliens pour faire comprendre que de tels actes ne sont pas acceptables en Israël ».14

Depuis 2009, au moins 53 églises et mosquées ont été saccagées en Israël et en Cisjordanie occupée. Seulement huit de ces cas faisaient encore l’objet d’une enquête en juillet 2017.15 En ce qui concerne le nombre élevé de crimes non résolus, Gadi Gvaryahu, Président du Tag Meir, une coalition d’organisations religieuses modérées16, a déclaré à Haaretz qu’il s’agissait d’une question de priorités pour la police. « Il ne fait aucun doute qu’ils ne cherchent pas suffisamment ».17 Il a ajouté que malgré les images des caméras de sécurité qui montraient des photos des voitures des vandales présumés, certains crimes sont restés non résolus.

Selon Gadi Gvaryahu, après l’attaque de l’église de la Multiplication des pains et des poissons en juin 2015, « quelqu’un – apparemment le Premier ministre – a décidé qu’il fallait les trouver. Alors ils les ont trouvés ».18 A la demande de Tag Meir, une question concernant cette affaire a été posée au parlement par un membre de la Knesset, Itzik Shmuli (Union Sioniste). Celui-ci a déclaré que lorsque « environ 85 % des affaires concernant des crimes aussi graves sont closes sans être élucidées », cela devrait « sonner une alarme en ce qui concerne l’ordre des priorités ».19 Dans une lettre adressée à Itzik Shmuli, le ministre de la Sécurité Publique, Gilad Erdan, a déclaré que les enquêtes avaient conclu que « [ces attaques] ont été perpétrées pour différents motifs, allant de la négligence à la maladie mentale et, dans des cas extrêmes, dans le cadre d’incendies criminels qui paraissent délibérés ».19 Mais, comme Itzik Shmuli l’a fait valoir, cela semble contredire le fait que la plupart des affaires ont été closes « parce que l’auteur des faits était inconnu ». En outre, Gadi Gvaryahu a déclaré que ces déclarations officielles ne tenaient pas compte du fait que la plupart des attentats étaient accompagnés de graffitis haineux. Pour Gadi Gvaryahu, la lettre de Gilad Erdan était « déconnectée de la réalité ».19 Après un pic en 2013, trois attaques ont été enregistrées en 2016 et quatre dans la première moitié de 2017.20

En réponse à la décision du président américain Donald Trump de déplacer l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnaissant ainsi Jérusalem comme la capitale d’Israël, le maire de Nazareth Ali Salam a déclaré qu’il annulerait les festivités de Noël afin de protester contre cette décision. « Notre identité et notre foi ne peuvent pas être négociées. La décision du président Trump nous a enlevé l’envie de célébrer Noël dans la joie, et nous annulons les festivités cette année ».21 Il a ensuite fait marche arrière et a déclaré : « J’invite tous les résidents de l’État d’Israël – juifs, musulmans et chrétiens – à venir dans la ville de Nazareth et à prendre part aux célébrations de Noël ». Le maire Ali Salam a ajouté : « Nazareth est la ville de la paix et de la fraternité entre les religions et les nations, et il n’y a rien d’autre que l’esprit de fête et l’expérience partagée pour le prouver ».22

Début février 2018, la municipalité de Jérusalem a annoncé que 887 biens appartenant à diverses Églises et institutions de l’ONU dans la ville étaient redevables de la taxe municipale – alors qu’auparavant elles en avaient été exonérées.23 Le Saint-Sépulcre, vénéré comme le site de la crucifixion et de l’inhumation de Jésus, a été fermé en signe de protestation.24 Mais à la suite d’une déclaration officielle dans laquelle la municipalité de Jérusalem a annoncé la suspension des « actions de perception (d’impôts) qu’elle avait engagées ces dernières semaines »25, l’église a été rouverte.26 Selon le cabinet du Premier ministre, le gouvernement a décidé que, pour tenter de trouver une solution, une Commission israélienne dirigée par un ministre du cabinet négocierait des projets de taxation des propriétés commerciales appartenant à l’Église à Jérusalem avec des représentants des Églises. La Commission, présidée par Tzachi Hanegbi, ministre israélien de la coopération régionale27, a également été chargée d’examiner la question des biens ecclésiastiques loués pendant de longues périodes par l’intermédiaire du Fonds national juif, où des contrats avaient été signés entre l’Église et l’État.19

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a déclaré que les Églises devaient à la ville plus de 180 millions de dollars américains en impôt foncier pour leurs exploitations commerciales. Les responsables des Églises ont déclaré que les entreprises appartenant à une Église, telles que les hôtels et bureaux à Jérusalem, avaient toujours bénéficié d’une exonération fiscale. Le cabinet du Premier ministre a déclaré que le débat sur la législation donnant à Israël la possibilité d’exproprier des terrains récemment vendus par des Églises à des sociétés immobilières privées serait suspendu.28 Étant de grands propriétaires fonciers à Jérusalem, les Églises ont déclaré qu’une telle loi compliquerait la vente de terrains appartenant à une Église. De telles ventes les aident à couvrir les frais de fonctionnement de leurs institutions religieuses.19 La Jordanie, en tant que gardien des lieux saints de Jérusalem, surveille de près « ce grave problème » et a défendu la position des Églises de Jérusalem.29

Le 15 février 2018, le Ministre des Affaires étrangères de l’Autorité nationale palestinienne (PNA) a rencontré le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, puis l’archevêque Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les relations avec les États. Il a souligné que le Saint-Siège estimait qu’il était nécessaire d’organiser une conférence sur Jérusalem, au cours de laquelle les dirigeants et représentants de toutes les Églises et communautés de baptisés réaffirment l’importance, pour les chrétiens, de la ville où le Christ est mort sur la Croix et ressuscité.30

Le 25 mars 2018, lors de la traditionnelle procession du Dimanche des Rameaux à Jérusalem, des soldats israéliens ont attaqué des chrétiens palestiniens et leur ont interdit de porter le drapeau palestinien.31 Pour des raisons de sécurité, l’État d’Israël a déclaré qu’il ne laisserait que les chrétiens âgés de 55 ans et plus venir à Jérusalem pour célébrer Pâques. Israël a refusé de laisser rentrer dans la ville les chrétiens de Gaza, majoritairement grecs orthodoxes au nombre d’environ un millier.32

Le 1er juin 2018, le père Fadi Shalufa, responsable du sanctuaire de la « grotte du lait » à Bethléem, a été attaqué.33 Prêtre franciscain, il avait permis à un groupe de pèlerins harcelés par deux jeunes hommes d’entrer dans l’église, dont il avait fermé la porte pour en empêcher l’accès. Incapables d’entrer dans l’église, les deux agresseurs ont commencé à crier et l’un d’eux a essayé de frapper le père Shalufa avec un objet contondant, mais ce dernier n’a pas été blessé. Wadi Abunassar, porte-parole de l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte, a remercié l’Autorité nationale palestinienne d’avoir agi rapidement pour appréhender les deux assaillants.19 

[greybox]Perspectives pour la liberté religieuse[/greybox]

En Israël, les questions politiques et religieuses sont très interdépendantes. Les chrétiens sont pris en étau entre juifs orthodoxes et extrémistes islamiques. Les tensions régionales et la guerre civile syrienne en cours ne contribuent pas à l’obtention d’une solution pacifique.

 En mai 2016, le patriarche latin Fouad Twal a déclaré qu’Israël, « bien qu’il se proclame un État laïc et démocratique, se comporte de plus en plus comme un régime militaire confessionnel juif ».34 Il a ajouté : « C’est la première fois qu’une minorité chrétienne vit dans un État juif avec toutes les conséquences associées à une minorité, et c’est le premier cas dans l’histoire où une majorité juive a un État. Mais cette majorité continue de se comporter, et surtout à se défendre, comme si elle était en fait une minorité, avec la tentation de vivre comme un État théocratique inspiré par la Bible, et non comme un État laïc ».19 En Israël, la religion et le nationalisme sont souvent liés, causant des problèmes aux minorités religieuses, dont les musulmans et les chrétiens. Les atteintes aux droits religieux de ces derniers sont souvent motivées davantage par des facteurs politiques que par des considérations spécifiquement religieuses. Mais les groupes les plus extrémistes de la droite israélienne ont tendance à attaquer les non-juifs et leurs institutions, uniquement pour des motifs religieux.

 


  1. The “basic laws and the Declaration of Independence designate Israe
  2. La situation de Gaza est plus compliquée. Israël prétend ne plus occuper Gaza, mais il contrôle néanmoins six de ses sept postes frontaliers, ainsi que ses zones maritimes et son espace aérien. Iain Scobbie, “Southern Lebanon”, in Elizabeth Wilmshurst (ed.), International Law and the Classification of Conflicts, Oxford, Oxford University Press, 2012, p. 295.
  3. Charlie Hoyle, The New Arab, 18 juillet 2017, https://www.alaraby.co.uk/english/indepth/2017/7/18/who-are-israels-druze-community
  4. Omri Ariel, Jerusalem Online, 14 juillet 2017, http://www.jerusalemonline.com/news/middle-east/israeli-palestinian-relations/3-temple-mount-terrorists-identified-as-israeli-arabs-29717
  5. Udi Shaham, The Jerusalem Post, 16 juillet 2017, https://www.jpost.com/Arab-Israeli-Conflict/Temple-Mount-reopens-for-prayer-following-deadly-Friday-attack-499842
  6. Israel Ministry of Foreign Affairs, 14th May 1948, www.mfa.gov.il/mfa/foreignpolicy/peace/guide/pages/declaration%20of%20establishment%20of%20state%20of%20israel.aspx
  7. “Basic Law: Human Dignity and Liberty”, The Knesset, 17 mars, 1992, https://www.knesset.gov.il/laws/special/eng/basic3_eng.htm
  8. “Netanyahu Lauds Christians Serving in Israeli Army”, Haaretz, 15 décembre 2014, http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.631807
  9. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, “Israel and the Occupied Territories”, International Religious Freedom Report for 2016, US Department of State, https://www.state.gov/j/drl/rls/irf/2016/
  10. Fundamental Agreement-Israel-Holy See​, Israel Ministry of Foreign Affairs, 30 décembre 1993, http://mfa.gov.il/MFA/MFA-Archive/1993/Pages/Fundamental%20Agreement%20-%20Israel-Holy%20See.aspx
  11. « Aux fins desdites négociations, la Commission de travail bilatérale permanente nommera une ou plusieurs sous-commissions bilatérales d’experts pour étudier les questions et faire des propositions ». In Fundamental Agreement-Israel-Holy See, op. cit.
  12. Catholic News Service, 27 septembre 2017, http://www.catholicherald.co.uk/news/2017/09/27/holy-land-christians-condemn-wave-of-church-desecrations/
  13. Ibid.
  14. Claire Bastier, La Croix, 21 septembre 2017, https://www.la-croix.com/Religion/Judaisme/nouvelle-eglise-cible-dexactions-Israel-2017-09-21-1200878659
  15. Yotam Berger, Nir Hasson, Haaretz, 24 septembre 2017, https://www.haaretz.com/israel-news/53-mosques-churches-vandalized-in-israel-only-9-indictments-filed-1.5452856
  16. La Coalition, connue sous le nom de Tag Meir, comprend plus de 50 organisations unies dans la lutte contre l’idéologie d’extrême droite au sein des cercles juifs. “Tag Meir”, Inter Agency Task Force on Israeli Arab Issues, http://www.iataskforce.org/entities/view/1158
  17. “Gadi Gvaryahu”, Tag Meir, http://www.tag-meir.org.il/en/about/team/ ; “Our Vision”, Tag Meir, http://www.tag-meir.org.il/en/about/our-vision/
  18. Yotam Berger and Nir Hasson, Haaretz, 24 septembre 2017, https://www.haaretz.com/israel-news/53-mosques-churches-vandalized-in-israel-only-9-indictments-filed-1.5452856
  19. Ibid
  20. Bien qu’il y ait eu 17 incidents au cours de la période allant de 2009 à 2012, il n’y a pas eu une seule inculpation. In Yotam Berger and Nir Hasson, op. cit.
  21. Stoyan Zaimov, The Christian Post, 15 décembre 2017, https://www.christianpost.com/news/muslim-mayor-of-nazareth-limits-christmas-says-trumps-jerusalem-move-has-taken-away-the-joy-210274/
  22. “Nazareth’s Muslim mayor reinstates Christmas”, The Times of Israel, 16 décembre 2017, https://www.timesofisrael.com/nazareth-mayor-backtracks-after-canceling-christmas-festivities-to-protest-trump/
  23. Nir Hasson, Haaretz, 7 février 2018, https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-churches-fume-as-city-of-jerusalem-claims-186-million-in-overdue-tax-1.5803236
  24. Andrea Krogmann, Aid to the Church in Need, March 2018, https://acninternational.org/featured/jerusalem-background-closure-church-holy-sepulchre/
  25. Ori Lewis, Mustafa Abu Ghaneyeh, Charisma News, 28 février 2018, https://www.charismanews.com/opinion/standing-with-israel/69806-jerusalem-suspends-tax-plan-that-shuttered-church-of-holy-sepulchre
  26. “Jerusalem’s Church of Holy Sepulchre to reopen after protest”, Reuters, 27 février 2018, https://af.reuters.com/article/worldNews/idAFKCN1GB1YN
  27. Agenzia Fides, 28 février 2018, http://fides.org/en/news/63824
  28. Charisma News, 28 février 2018, https://www.charismanews.com/opinion/standing-with-israel/69806-jerusalem-suspends-tax-plan-that-shuttered-church-of-holy-sepulchre
  29. The Jordan Times, 27 février 2018, http://jordantimes.com/news/local/jordan-following-closely’-jerusalem-churches-case-after-tax-suspension
  30. Fides, 17 février 2018​, http://fides.org/en/news/63764
  31. Palestine Chronicle, 26 mars 2018, http://www.palestinechronicle.com/israeli-soldiers-attack-palestinian-christians-palm-sunday-procession/
  32. Deutsche Welle, 30 mars 2018 http://www.dw.com/en/israel-denies-easter-travel-permits-to-gaza-christians/a-43198714
  33. Fides, 4 juin 2018, http://www.fides.org/en/news/64292-ASIA_HOLY_LAND_Bethlehem_a_Franciscan_priest_attacked_for_defending_the_pilgrims
  34. Fides, 15 avril 2016, http://www.fides.org/en/news/59835-ASIA_HOLY_LAND_The_Latin_Patriarch_of_Jerusalem_Israel_behaves_as_a_theocratic_State