Les Iles Salomon

Chiffres clés

Légende :

Chrétiens : 95.2%

Animistes : 3.2%

Autres : 1.6%

Superficie : 28896 m2

Population : 595000 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

Selon la Constitution, toute personne a le droit « seul ou en communauté, tant en public qu’en privé, de manifester et de propager sa religion ou ses croyances par le culte, l’enseignement, la pratique et l’observance de rites ».((Constitution of 1978 with Amendments through 2014, constituteproject.org, https://www.constituteproject.org/constitution/Solomon_Islands_2014.pdf?lang=en)) Cela inclut le droit de changer de religion. Ces droits constitutionnels peuvent être limités par la loi, si cela est raisonnablement nécessaire, « dans l’intérêt de la défense nationale, de la sécurité publique, de l’ordre public, de la moralité ou de la santé publiques » ou « dans le but de protéger les droits et les libertés d’autrui ». Rien n’indique que ces droits aient été violés au cours de la période faisant l’objet du présent rapport (2016-2018).

Le pays est presque entièrement chrétien, et les cinq plus grandes confessions sont : l’Église anglicane de Mélanésie (environ 30 %), l’Église catholique (environ 20 %), l’Église évangélique des mers du sud (environ 17 %), les adventistes du Septième Jour (environ 12 %) et l’Église Unie (environ 10 %). Il existe aussi un certain nombre de petites Églises chrétiennes, ainsi que des bahaïs, des membres de la communauté Kwaio (une forme d’animisme) et des musulmans.

Selon la Constitution, les communautés religieuses ont le droit de créer, de gérer et de tenir des établissements d’éducation, ainsi que de fournir une instruction religieuse. Les élèves ne sont tenus de recevoir une instruction dans une religion autre que la leur. Le programme des écoles publiques prévoit chaque jour une heure d’instruction religieuse.((Bureau of Democracy, Human Rights and Labor, International Religious Freedom Report for 2016, U.S. Department of State, https://www.state.gov/j/drl/rls/irf/religiousfreedom/index.htm#wrapper)) L’Association Chrétienne des Iles Salomon est une organisation œcuménique non gouvernementale formée de catholiques, d’anglicans mélanésiens et de méthodistes unis. Les adventistes du Septième Jour et les évangéliques des mers du sud sont membres associés.((Council of Churches, https://www.oikoumene.org/en/member-churches/pacific/solomon-islands)) C’est à l’Association Chrétienne des Iles Salomon qu’il appartient d’accepter le contenu des cours de religion du programme scolaire. Les cinq plus grandes confessions chrétiennes dirigent des écoles et des services de santé. Elles reçoivent des subventions gouvernementales proportionnellement aux services offerts.((Bureau of Democracy…, ibid.)) Rien n’indique que ces subventions soient allouées sur une base discriminatoire.

Les groupes religieux sont tenus de s’inscrire auprès du registre des entreprises. Aucun groupe religieux ne fait état de refus d’enregistrement.

Les fêtes chrétiennes majeures sont célébrées comme des jours fériés, dont le Vendredi Saint, le Samedi de Pâques, le Lundi de Pâques, le Lundi de Pentecôte et le jour de Noël.

Incidents

Récemment, quelques incidents isolés ont été signalés. Un novice de la Fraternité mélanésienne a été assassiné en 2014, même si le motif de l’attaque ne semble pas avoir été religieux.((Assumpta Buchanan, Solomon Star, 4 août 2015, http://www.solomonstarnews.com/index.php/component/content/article/146-news1/national/7670-murder-accused-to-be-tried-in-high-court)) En 2015, des anglicans ont commis une attaque à motivation religieuse sur une église des adventistes du Septième Jour.((Kent Kingston and Solomon Star, Adventist News Network, 17 septembre 2015, https://news.adventist.org/en/all-news/news/go/2015-09-17/church-demolished-adventists-threatened-with-exile/)) Depuis lors, il n’a pas été relaté d’incidents de conflit entre groupes religieux.

Perspectives pour la liberté religieuse

Bien que des désaccords entre différents groupes religieux aient été relatés, il n’a pas été rapporté d’attaques contre la liberté religieuse au cours de la période faisant l’objet du présent rapport (2016-2018). Il n’y a aucune raison de croire que cette situation change dans un proche avenir.