Sainte-Lucie

Chiffres clés

Légende :

Chrétiens : 95.9%

Spirites : 1.7%

Autres : 2.4%

Superficie : 539 m2

Population : 186000 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

Le préambule de la Constitution((Constitution of Saint Lucia (Chapter 1:01), Government of Saint Lucia, http://www.govt.lc/media.govt.lc/www/resources/legislation/ConstitutionOfSaintLucia.pdf)) dispose que le peuple de Sainte-Lucie affirme sa foi dans la suprématie du Dieu tout-puissant. Il indique que les hommes ont été créés égaux par Dieu, avec des droits et une dignité inaliénables, la jouissance de ces droits dépendant de certaines libertés fondamentales telles que la liberté de l’individu, de pensée, d’expression, de communication, de conscience et d’association. Il ressort de cette Constitution que la dignité humaine exige le respect de valeurs spirituelles.

La Constitution précise que chacun dispose de certains droits et libertés fondamentaux, quels que soient sa race, son lieu d’origine, ses opinions politiques, sa couleur de peau, ses croyances et son sexe, sous réserve du respect des droits et libertés d’autrui et de l’intérêt public. Elle reconnaît le droit à la liberté personnelle, l’égalité devant la loi, ainsi que la liberté de conscience, d’expression, de réunion et d’association.

L’objection de conscience au service militaire est reconnue.

Nul ne peut être entravé dans la jouissance de sa liberté de conscience, dont la liberté de pensée et de religion, la liberté de changer de religion ou de croyance, la liberté de manifester ses croyances, seul ou en communauté, tant en public qu’en privé, par le culte, l’enseignement, la pratique ou l’observance de rites.

Sauf si elle donne son consentement (ou si ses parents ou tuteurs, dans le cas des mineurs âgés de moins de 18 ans, le donnent), personne qui fréquente un lieu d’éducation ou est détenu en prison ou sert dans les forces armées ne peut être tenue de recevoir une instruction religieuse ou de participer à une cérémonie religieuse qui n’est pas de la religion qu’elle professe.

Chaque communauté religieuse a le droit de fonder et de gérer, à ses propres frais, des établissements d’éducation. Elles ont également le droit de proposer une instruction religieuse à leurs fidèles, qu’elles reçoivent ou non une subvention du gouvernement.

Nul ne peut être contraint de prêter serment contre sa religion ou d’une manière contraire à ses croyances ou à sa religion.

En outre, nul ne peut être traité de manière discriminatoire par une personne ou une autorité. Est considéré comme discriminatoire le fait de traiter de façon différente ou spéciale, en tout ou en partie, une personne en raison de son sexe, sa race, son lieu d’origine, ses opinions ou ses affiliations politiques, sa couleur de peau ou ses croyances.

Les ministres du culte ne peuvent pas être élus au Sénat ni à la chambre des députés.

Incidents

Sur la base des informations émanant de sources gouvernementales, d’Églises et de médias locaux, il n’a été relaté aucun cas d’intolérance, de discrimination ou de persécution pour motifs religieux.

Perspectives pour la liberté religieuse

Comme pour la période précédente, il n’y a eu aucun incident notable entre 2016 et 2018. La situation n’a donc pas changé et les perspectives de la liberté religieuse restent donc positives.