Sao Tomé et Principe

Chiffres clés

Légende :

Chrétiens : 96%

Bahaïs : 2.4%

Agnostiques : 1.4%

Autres : 0.2%

Superficie : 964 m2

Population : 194000 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

Conformément à la Constitution, la République démocratique de São Tomé-et-Príncipe est un État laïc indépendant du Portugal depuis 1975. L’État est séparé de toutes les institutions religieuses.((Sao Tome and Principe’s Constitution of 1975 with Amendments through 1990, constituteproject.org, https://www.constituteproject.org/constitution/Sao_Tome_and_Principe_1990.pdf?lang=en)) Les citoyens sont égaux devant la loi, indépendamment de leurs croyances religieuses. La liberté religieuse est un droit « inviolable » et « fondamental ». L’article 27 dispose que « les confessions religieuses sont libres quant au culte, à l’éducation et à leur organisation », mais « personne ne peut être […] exempté de ses obligations ou devoirs civiques en raison de ses convictions ou de sa pratique religieuse ».

Selon la Constitution, le sens de la « liberté religieuse » dans le pays doit être « interprété et intégré » en harmonie avec la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’exercice des droits fondamentaux ne peut être restreint « que dans les cas prévus dans la Constitution, et suspendu qu’en cas d’état de siège ou d’état d’urgence, déclarés conformément à la Constitution et à la législation ». Dans la pratique, le gouvernement respecte la liberté religieuse.

Il n’existe pas de statistiques officielles de la démographie religieuse, et les chiffres varient énormément d’une estimation à l’autre. Selon l’Association des archives de données religieuses, « 72% de la population serait catholique romain, et 23% protestant. Le protestantisme a considérablement augmenté ces dernières années en raison des activités missionnaires. Le nombre de musulmans a augmenté en raison d’un afflux d’immigrés illégaux en provenance du Nigeria et du Cameroun ».((Sao Tome and Principe, Association or Religious Data Archives, http://www.thearda.com/internationalData/Countries/Country_195_2.asp)) Selon le Bureau épiscopal catholique, plus de 85% de la population est catholique. Il n’existe pas de mosquées ni de « madrasas » dans le pays.

Des chrétiens et musulmans ont adopté certains aspects des croyances autochtones issues des religions traditionnelles des côtes africaines. Les confréries religieuses, dirigées par des prêtres locaux, organisent des fêtes religieuses en l’honneur des Saints patrons des villes et des paroisses, auxquelles beaucoup de personnes assistent. Tandis que les baptêmes et les funérailles suivent scrupuleusement les rites catholiques, d’autres sacrements, en raison de ce mélange de cultures et de religions, ne sont pas célébrés.

Conformément à l’article 31 de la Constitution, l’État ne peut « se réserver le droit de programmer l’éducation et la culture selon des directives philosophiques, politiques, idéologiques ou religieuses ». Même si rien n’indique que l’enseignement soit dispensé d’une manière discriminatoire à l’égard des communautés, le pays s’est débattu pour être en mesure de fournir une éducation nationale.

Les groupes religieux doivent s’inscrire afin d’être reconnus par les autorités. Après avoir accompli et réalisé les formalités nécessaires, l’enregistrement du groupe est publié au Journal officiel. Il confère les mêmes avantages fiscaux que les organisations à but non lucratif. Le non-enregistrement peut entraîner une amende et, dans le cas de groupes religieux étrangers, une expulsion. Une fois enregistré, le groupe religieux opère sans restriction gouvernementale particulière. Il n’a pas été relaté de cas de refus du gouvernement d’enregistrer un groupe religieux. Des missionnaires catholiques et protestants sont actifs dans le pays.

La seule fête religieuse fériée est le jour de Noël.

Incidents

Aucun incident significatif, à l’encontre de la liberté religieuse, n’a été signalé pendant la période faisant l’objet du présent rapport (2016-2018).

Perspectives pour la liberté religieuse

La situation de la liberté religieuse à São Tomé-et-Principe devrait demeurer stable dans un proche avenir. Les relations entre les différentes religions sont en général amicales.