Turkménistan

Chiffres clés

Légende :

Musulmans : 95.5%

Agnostiques : 3%

Chrétiens : 1.3%

Autres : 0.7%

Superficie : 488100 m2

Population : 5438999 habitants

Cadre juridique de la liberté religieuse et son application effective

L’article 12 de la Constitution du Turkménistan garantit à ses citoyens la liberté de religion et l’égalité devant la loi. Il défend également le droit de chaque personne de professer une religion, individuellement ou collectivement, d’exprimer et de répandre ses croyances religieuses et des rites religieux.1

En revanche, d’autres dispositions légales limitaient la liberté des activités religieuses. Les articles 76 et 77 du code administratif2 sont utilisés pour punir toute activité d’organisations religieuses non enregistrées à des amendes de 100 à 1000 manats (de 25 à 250 euros)3 ; l’article 219, paragraphe 1, du code pénal, qui punit le refus de faire son service militaire d’une peine d’emprisonnement maximale de deux ans.4

Le 12 avril 2016, une nouvelle loi sur la religion est entrée en vigueur. Annoncée par le président Berdimoukhamedov au Parlement le 12 janvier 2016 et jugée nécessaire pour contrer l’augmentation mondiale du terrorisme allégué et de l’extrémisme religieux, elle a été adoptée le 26 mars 2016.5 Le principal changement est l’élimination de la catégorie « groupes religieux » – c’est-à-dire les mouvements composés d’au moins cinq membres – simplement remplacée par la catégorie  « organisations religieuses », qui nécessitent au moins 50 membres adultes – dont les données personnelles et les coordonnées doivent être précisées – pour adresser une demande d’enregistrement à l’État.6 Il sera donc beaucoup plus difficile pour certains groupes religieux de continuer à s’enregistrer.

Les activités qui portent atteinte à la Constitution, aux « intérêts légaux des citoyens du pays ou […] à leur santé et à leur morale »7 constituent des motifs de suspension ou de dissolution d’une organisation religieuse.

La nouvelle loi dispose que les dirigeants des organisations religieuses enregistrées doivent être des citoyens turkmènes ayant bénéficié d’une « éducation religieuse appropriée ».8 Tout lien avec les organisations religieuses étrangères, y compris la participation à des pèlerinages à l’étranger, nécessite l’autorisation de la Commission pour les travaux sur les organisations religieuses.6

La loi dispose que les fonctionnaires du Ministère de la Justice peuvent participer aux événements religieux organisés par les organisations religieuses enregistrées et interroger les responsables religieux sur tous les aspects de leurs activités.7

Selon la nouvelle loi, les gouvernements locaux ont le droit de surveiller et d’analyser la situation religieuse dans leur juridiction et de soumettre des propositions visant à moderniser la législation sur la liberté religieuse.7

La nouvelle législation permet aux organisations religieuses enregistrées de créer des écoles religieuses pour former le clergé et d’autres membres du personnel religieux après l’obtention d’une licence spéciale.7 Les enfants peuvent recevoir une instruction religieuse pouvant aller jusqu’à quatre heures par semaine, sous réserve de l’approbation des parents.7

L’approbation de l’État est nécessaire pour publier et distribuer du matériel religieux7, un processus rigide et très restrictif qui, ces dernières années, a compliqué l’accès des fidèles à la littérature religieuse.

Bien que la précédente loi sur la religion ne mentionne aucune alternative au service militaire, nul n’a désormais le droit, pour motifs religieux, de se soustraire à ces obligations. Ainsi, personne ne peut invoquer le droit à l’objection de conscience pour le service militaire.7

Les autorités contrôlent les diverses communautés religieuses et effectuent fréquemment des invasions dans les églises, enregistrées ou non. Celles-ci se terminent fréquemment par des menaces, des coups, des arrestations, des amendes et des confiscations de matériel religieux.8

Les personnes les plus actives au sein des diverses communautés religieuses sont étroitement surveillées. Les chefs religieux doivent faire des rapports réguliers sur les activités de leur communauté et tout ce qu’ils considèrent comme « sérieux ».9 En vertu de la nouvelle législation, la candidature est devenue plus difficile. Les mouvements religieux, qui avaient obtenu la reconnaissance de l’État, doivent s’inscrire à nouveau. Pour l’instant, le nombre d’organisations religieuses ayant réussi à s’inscrire dans le respect des nouvelles règles est encore inconnu. Avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, le gouvernement avait officiellement reconnu 130 entités : 106 musulmanes, 13 russes orthodoxes et 11 autres, dont des entités catholiques, bahaïes et protestantes.6 L’Église catholique, officiellement reconstituée en 1997 avec la création d’une Missio sui iuris par le pape saint Jean Paul II, a été reconnue en 2010 par le gouvernement turkmène et compte environ 200 membres.10

Une autre difficulté majeure pour les communautés religieuses est de trouver des endroits pour tenir leurs réunions et célébrations religieuses. Le gouvernement et les entreprises publiques interférent dans l’achat ou la location des terrains et des bâtiments. Même la location d’espaces privés pour des événements spéciaux ou des célébrations liturgiques est rendue difficile, les propriétaires ayant peur de mécontenter le gouvernement.11

Incidents

Le gouvernement du Turkménistan est l’un des plus répressifs et restrictifs au monde, en raison de l’omniprésence des contrôles sur tous les aspects de la vie publique, du niveau élevé de corruption12 et de la grande intolérance à l’égard de toute forme de dissidence. Les critiques indépendants et les quelques militants des droits de l’homme font face à la menace constante de représailles gouvernementales.13

Comme les autres droits fondamentaux, la liberté de religion et de croyance est également très limitée au Turkménistan.8 Divers rapports d’organisations internationales ont mis en évidence la gravité de la situation. En 2017, le département d’État américain a de nouveau désigné le Turkménistan comme un pays particulièrement préoccupant à cause des violations systématiques et persistantes de la liberté religieuse qui y ont lieu, statut qui est le sien depuis 2014.14 Dans sa liste mondiale des pays à surveiller, Portes Ouvertes a classé le Turkménistan 19e des 50 pays de la planète où il est le plus difficile de vivre en tant que chrétien.15

De nombreuses églises et mosquées ont été démolies ces dernières années. En mars 2016, la mosquée sunnite Aksa à Achgabat a été détruite. Construite au début des années 1990, elle ne disparaît pas le permis de construire nécessaire, selon les autorités locales.16

Les lieux de culte confisqués sous le régime soviétique n’ont pas été restitués. L’Église apostolique arménienne attend toujours le retour de sa chapelle à Turkmenbashi, malgré la promesse de restitution faite en 2012 par le président Berdimuhamedov. Bien que l’Église orthodoxe russe ait été autorisée à maintenir et à construire occasionnellement de nouvelles églises au cours des deux dernières décennies, elle n’a pas encore pu reprendre possession de toutes les propriétés saisies pendant la période soviétique.7

Même pour les groupes chrétiens enregistrés, la vie ordinaire n’est pas facile. À plusieurs reprises, les représentants du gouvernement ont continué de leur demander de déposer des requêtes pour des activités religieuses ordinaires telles que des liturgies hebdomadaires ou des activités sociales et caritatives, dont des camps d’été pour enfants.11

En février 2016, la police secrète a convoqué le pasteur de l’Église baptiste de la ville de Mary – une branche officiellement reconnue de l’Église baptiste enregistrée à Achgabat – pour l’interroger sur l’existence de fond qu’il aurait reçus de l’étranger pour payer le camps d’été de l’année précédente. Quand la police lui a demandé de signer une déclaration admettant qu’il avait violé la loi, il a refusé. En conséquence, il lui a été interdit d’organiser un camp l’été suivant.17 Au cours de la même période, les membres de l’Église protestante de la Grande Grâce, à Achgabat et Mary, ont été condamnés à une amende de 500 manats chacun (soit 125 euros), pour possession illégale de littérature religieuse dans la ville de Tejen, où ils étaient allés parler de leur foi. La police a également interrogé quatre autres fidèles de Mary, et a saisi de la littérature religieuse, des téléphones et de l’argent.18

Certains groupes, comme les Témoins de Jéhovah, sont particulièrement ciblés par les autorités, parce qu’ils ont tendance à faire du prosélytisme et à partager publiquement leurs croyances religieuses, ainsi qu’à faire objection au service militaire.

Les forces de l’ordre s’attaquent fréquemment à leurs rassemblements, frappant souvent les fidèles qui sont ensuite arrêtés et condamnés à une amende à la suite de perquisitions dans leurs appartements, ou parce qu’ils ont parlé de leur foi avec des voisins ou d’autres personnes. Par exemple, en avril 2016, à Gazadzhak, dans la région de Lebap, à la suite de la fouille de l’appartement d’un fidèle, cinq personnes ont été arrêtées et condamnées à une amende de 100 manats (soit 25 euros). A Turkmenbashi, deux Témoins de Jéhovah qui lisaient la Bible avec leurs voisins ont été arrêtés et condamnés à une amende du même montant.19 Dans certains cas, la violence a été utilisée lors de descentes effectuées dans des maisons où se trouvaient des enfants.20

Un autre Témoin de Jéhovah, Mansour Masharipov, 32 ans, a été arrêté le 30 juin 2016 à Achgabat pour avoir prétendument agressé un officier de police qui avait fait une descente dans son appartement, en juillet 2014, au cours de laquelle de la littérature religieuse, un ordinateur et un téléphone mobile avaient été saisis. Malgré ses dénégations et son affirmation d’être en fait victime de brutalités policières, Mansour Masharipov a été condamné à un an de prison le 18 août.21

D’autres Témoins de Jéhovah ont été condamnés à une peine de travail correctionnel pendant une période d’un à deux ans, pour avoir refusé d’accomplir leur service militaire obligatoire.22

Le préjugé social généralisé contre les protestants, surtout s’ils sont convertis de l’islam est une source importante de problèmes. Ils sont alors confrontés quotidiennement à l’hostilité de leurs propres familles, de la société en général et des autorités, qui les pressent fortement de revenir à l’islam. Les mollahs locaux prêchent contre les convertis et s’assurent que toute la communauté soit unie contre eux. En raison de la pression intense, de nombreux convertis tentent de cacher leur foi, devenant ce qu’on appelle des « croyants secrets ».23

Cependant, le gouvernement cherche surtout à contrôler les fidèles de l’islam, qui est la religion majoritaire. Le muftiat sunnite (administration spirituelle musulmane) est sous le contrôle strict de l’État, et le grand mufti est nommé par le gouvernement.24 Le muftiat nomme à son tour tous les imams jusqu’au niveau du district. La police secrète joue le plus grand rôle, agissant sur la base des informations collectées sur l’ascendance des candidats (qui doivent normalement être d’ethnie turkmène), sur leurs proches, leurs opinions politiques et leurs activités.8 Les sermons que les imams livrent pendant les prières du vendredi sont utilisés pour transmettre des messages d’État, tandis que les autorités « recommandent » les sujets que les imams peuvent couvrir.18 Toute déviation par rapport à la ligne officielle est sévèrement punie.

Les croyants qui font une interprétation théologique de la doctrine religieuse islamique jugée inacceptable dans le pays sont considérés comme des extrémistes et sont punis. Les autorités qualifient souvent ces personnes de « wahhabites ». Les détenus classés comme wahhabites sont traités avec brutalité et sont souvent confinés dans des prisons spéciales, ayant interdiction de recevoir des visites ou d’échanger des correspondances avec le monde extérieur.11 Beaucoup d’entre eux sont enfermés dans la prison de sécurité maximale d’Ovadan-Depe, dans le désert de Karakum, à 70 km au nord d’Achgabat.25

Un des wahhabites actuellement en prison est Bahram Saparov, 43 ans11, un fervent musulman qui a dirigé un groupe informel d’érudits sunnites. Lui et 20 membres de son groupe ont été condamnés à de longues peines de prison en mai 2013, pour un prétendu complot contre l’ordre constitutionnel, incitation à la haine sociale et religieuse et création d’une organisation criminelle. Les sentences ont été prononcées au cours de trois procès dont le dernier, qui a eu lieu en juin 2016, a condensé toutes les condamnations en une nouvelle sentence unique de 15 ans de prison.26

Trois membres du groupe Saparov – Lukman Yaylanov, Narkuly Baltaev27 et Aziz Gafurov28 – sont morts entre la mi-2016 et 2017 dans la prison d’Ovadan-Tepe. Ils auraient été torturés.

À la fin d’un procès, un tribunal turkmène, le 8 février 2017, a condamné 18 hommes à des peines allant de 12 à 25 ans de prison, sur la base de diverses accusations dont l’incitation à la haine et l’implication dans une organisation criminelle. Tous les accusés étaient d’une manière ou d’une autre en lien avec les écoles turco-turkmènes affiliées au prédicateur musulman Fethullah Gülen29, accusé par les autorités turques d’avoir orchestré le coup d’état de juillet 2016 en Turquie. En juillet 2017, 40 autres hommes de la province de Lebap ont été reconnus coupables – sur la base d’accusations similaires – et condamnés à de longues peines de prison.30

Perspectives pour la liberté religieuse

Depuis 2006, le Turkménistan est gouverné par le président Gurbanguly Berdimuhamedov. Il a été réélu pour la troisième fois en février 2017.

La stabilité de son régime totalitaire qui, jusqu’à récemment, reposait sur les revenus du gaz grâce auxquels l’État fournissait des subventions importantes à la population, fait face à des défis sans précédent en raison de l’effondrement des prix du pétrole et du gaz naturel, des menaces pour la sécurité le long de sa frontière avec l’Afghanistan et de la radicalisation des jeunes d’Asie centrale.31

En 2016, le Président a réagi à la grave crise économique en renforçant son emprise institutionnelle et celle de sa famille au moyen de changements constitutionnels qui ont supprimé la limite d’âge des candidats à la présidence et prolongé le mandat de cinq à sept ans32, et en nommant des membres de sa famille à des postes de premier plan dans les secteurs publics et privés.33 Des changements politiques improbables, conjugués à l’aggravation de la situation économique et à l’absence quasi totale de droits fondamentaux, dont la liberté de pensée, de croyance, la liberté de la presse34 et la liberté politique, soumettent le pays à un risque de plus grande instabilité intérieure que le gouvernement pourrait être tenté d’aborder de façon encore plus autoritaire.

 


  1. Tajikistan’s Constitution of 1994 with Amendments through 2003, constituteproject.org, https://www.constituteproject.org/constitution/Tajikistan_2003.pdf?lang=en. This report is about Turkmenistan, not Tajikistan.
  2. Felix Corley and John Kinahan, Forum 18 News Service, 6 janvier 2017, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2244
  3. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, International Religious Freedom Report for 2016, U.S. State Department, https://www.state.gov/j/drl/rls/irf/religiousfreedom/index.htm#wrapper
  4. 2016 Freedom of Religion or Belief World Report Religious and Belief Prisoners in over 20 Countries, pp. 146-151, Human Rights Without Frontiers, http://hrwf.eu/wp-content/uploads/2017/03/AR-Turkmenistan.2016.pdf
  5. Corley and Kinahan, op. cit.
  6. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, op. cit.
  7. Ibid
  8. Corley and Kinahan, op. cit.
  9. Felix Corley, Forum 18 News Service, 9 octobre 2017, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2323

    Pour les congrégations, il est presque impossible, de recevoir des visites de confrères étrangers. Seules les communautés religieuses enregistrées ont le droit de demander la permission d’inviter des étrangers à des fins religieuses, et ces demandes sont rarement acceptées.

    Il est illégal, pour des groupes religieux non enregistrés, d’avoir une activité religieuse. Pour de nombreuses communautés, l’enregistrement a toujours été très difficile. Leurs demandes ont été rejetées pour diverses raisons, par exemple des erreurs de grammaire dans le formulaire de demande ou la cécité de leur chef.((Ibid

  10. Fr. Madej, Fides, 26 janvier 2018, http://www.fides.org/en/news/63635-ASIA_TURKMENISTAN_Fr_Madej_Ecumenism_is_our_daily_life
  11. Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, op. cit.
  12. Freedom House raised Turkmenistan’s corruption level from 6.75 to 7.00, the lowest level possible. Freedom House, https://freedomhouse.org/report/nations-transit/2017/turkmenistan
  13. World Report 2017, Human Rights Watch, https://www.hrw.org/world-report/2017/country-chapters/turkmenistan
  14. United States U.S. Commission on International Religious Freedom, 4 janvier 2018 http://www.uscirf.gov/news-room/press-releases/state-department-names-the-world-s-worst-violators-religious-freedom
  15. World Watch List 2017, Open Doors, https://www.opendoorsusa.org/christian-persecution/world-watch-list/turkmenistan/
  16. Felix Corley, Forum 18 News Service, 14 avril 2016, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2168
  17. Felix Corley, Forum 18 News Service, 18 avril 2016, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2169
  18. Ibid
  19. Human Rights Without Frontiers, 10 octobre 2016, http://hrwf.eu/turkmenistan-jehovahs-witnesses-harassed-beaten-intimidated-arrested-imprisoned/
  20. Felix Corley, Forum 18 News Service, 3 octobre 2017, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2320
  21. Ibid., Forum 18 News Service, 21 septembre 2016, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2217
  22. Ibid. et 2016 Freedom of Religion or Belief World Report Religious and Belief Prisoners in over 20 Countries, op. cit.
  23. World Watch List 2017, op. cit.
  24. Annual Report of the U.S. Commission on International Religious Freedom, United States Commission on International Religious Freedom, avril 2017, http://www.uscirf.gov/sites/default/files/2017.USCIRFAnnualReport.pdf
  25. Felix Corley, Forum 18 News Service, 5 avril 2016, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2164
  26. Felix Corley, Forum 18 News Service, 6 décembre 2016, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2236
  27. Ibid., Forum 18 News Service, 23 janvier 2017, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2249
  28. Ibid., Forum 18 News Service, 27 septembre 2017, http://www.forum18.org/archive.php?article_id=2318
  29. Human Rights Watch, 9 juin 2017, https://www.hrw.org/news/2017/06/09/turkmenistan-18-men-tortured-sentenced-unfair-trial
  30. World Report 2018, op. cit.
  31. Nations in Transit 2016, op. cit.
  32. Radio Free Europe/Radio Liberty, 14 septembre 2016, https://www.rferl.org/a/turkmenistan-constitution-amended-presidential-powers/27987567.html
  33. Nations in Transit 2017, op. cit.
  34. L’indice mondial de la liberté de la presse 2017, publié le 26 avril par Reporters sans frontières, a classé le Turkménistan à la 178e place, juste avant la Corée du Nord et l’Érythrée. Gundogar, 27 avril 2017, http://www.gundogar.org/?024100000000000000011062017040000#17624